Activités

Étape 36

Relaxation spirituelle …et après

  « Inde confinée, Eglise à la maison »

     L’auteur de cet article du Jeudi 7 mai, dans « la Croix », explique qu’en Inde, près de la moitié des 28 millions de protestants évangéliques se rattachent à des assemblées de prières  qui se réunissent chez l’habitant, en particulier chez les Intouchables, les dalits. « Une sociabilité chrétienne, malgré les exigences du confinement indien, qui renvoie à cette caricature partagée ces dernières semaines sur les réseaux sociaux : le diable affirme que le Covid-19 lui a permis de fermer toutes les églises, mais Dieu répond : « Au contraire, j’en ai ouvert une dans chaque maison. »

Comme je vous l’ai annoncé hier, je vous fais part aujourd’hui de quelques réflexions et de quelques idées pour prolonger ce temps que nous avons vécu ensemble.

– Le plus dur est fait, si nous avons pris l’habitude de ce rendez-vous quotidien car, par expérience, je sais combien il est difficile de se donner un rythme et surtout de s’y tenir. Le confinement nous y a certainement aidés. Si ce n’est pas encore acquis, nous avons toute la vie pour le faire.

1) Un corps apaisé :

–  Faire participer le corps à la prière est important pour moi. D’autres peuvent n’en pas ressentir le besoin. Je me souviens d’une retraite à Grenoble, dans une maison animée par la communauté « Vie Chrétienne » (C.V.X.). Un Père jésuite qui avait bien 85 ans, animait tous les matins une séance de « déverrouillage », en plein air. Excellente pratique si on en jugeait par sa forme !

–  Si je le néglige, mon corps se rappelle à moi : je bouge, je sens des tensions, des crampes, l’envie de changer constamment de position. Plus important encore, je remarque que cette préparation, par des mouvements lents et une respiration profonde, me fait entrer tout naturellement dans la méditation. Pensons à saint Augustin : « C’est que vous étiez au-dedans de moi, et, moi, j’étais en dehors de moi. Vous étiez avec moi et je n’étais pas avec vous. » (Rel. Spir. 7) Ce « voyage » intérieur réclame des préliminaires. Lorsque nous arrivons à la messe, sommes-nous d’emblée concentrés ? Le chant d’entrée, le mot d’accueil nous aident à être vraiment « ici et maintenant ».

2) Ecouter le silence

– « L’écoute du silence » ne va pas de soi. Je vous ai indiqué, chemin faisant, des moyens pour rendre plus facile cette écoute : l’image de la montagne qui change à chaque saison mais dont la nature profonde reste inchangée. Mais, pour nous chrétiens, d’autres possibilités existent : la prière du cœur (Rel. Spir 9) « Seigneur, Jésus, Fils du Dieu vivant, prends pitié de moi, pécheur » ou plus simplement le nom de « Jésus », répété selon le rythme de notre respiration. Ou encore, propose Bernard Ugeux dans son livre, Retrouver la source intérieure, vivre l’abandon en expirant : « Seigneur, je me lâche, je me donne, je m’abandonne » et en inspirant: « je renais en toi. » Ou toute autre formule qui nous convienne, l’important étant d’apprendre à se recevoir d’un Autre.

3) La prière des gestes. (Rel spir 4)

Je ne sais si vous l’avez vécue avec joie  mais, personnellement, je la trouve magnifique et profonde. Par nos attitudes, nous exprimons le désir qui nous habite. Ce n’est pas « du bout des lèvres » mais à travers notre être tout entier que nous prions alors. Je récite aussi souvent le « Notre Père » et le « Je vous salue Marie » de cette façon, en improvisant mes gestes.

 

4) Les exercices spirituels :

Ce parcours nous en donne une petite idée, à travers le livre que j’ai utilisé et que j’ai suivi très exactement. Si nous voulons les poursuivre, il existe des équipes C.V.X. à Dunkerque, des retraites de quelques jours également dans des lieux variés. Pour avoir fréquenté quelque peu les Jésuites, je peux dire qu’ils proposent un itinéraire qui permet réellement de mettre sa vie dans la main du Seigneur et cela, très concrètement. Il s’agit de chercher Dieu à l’œuvre dans nos vies, grâce en particulier à la « relecture de notre vie » qu’ils proposent.

 

J’espère que ces quelques réflexions vous seront utiles. J’ajoute quelques références de livres qui m’ont aidée, au jour le jour, à mener cette relaxation spirituelle :

Retrouver la source intérieure de Bernard Ugeux  (Les éditions de l’Atelier)

Ce professeur de théologie s’inspire de plusieurs traditions pour mener son lecteur, pas forcément chrétien, à retrouver en lui la source enfouie.

La liberté intérieure de Jacques Philippe, prêtre de la communauté des Béatitudes.

Une vie bouleversée d’Etty Hillesum, journal (1941-1943) d’une jeune femme juive qui découvre en elle, dans les conditions terribles de la deuxième guerre mondiale, une source à laquelle elle puise inlassablement. Il s’agit d’un éveil spirituel extraordinaire. (Livre de poche)

Faire la paix avec soi d’Etty Hillesum : 365 méditations quotidiennes (une brève méditation par jour à partir de ses écrits). Petit livre plus facile d’accès que le précédent. (Coll. Points)

Jésus, j’y crois de Michael Lonsdale (Bayard). Petit livre qui raconte les événements, les rencontres, les épreuves qui lui ont fait aimer et découvrir Jésus. (Coll « J’y crois »)

Récits d’un pèlerin russe (auteur anonyme), l’un des plus beaux textes spirituels de l’orthodoxie russe. (Coll. Points sagesse)

35 Exercices spirituels selon Inigo de Loyola de Guy Jonquières (Médiaspaul-source de vie)

Sans oublier le livre de Matthieu, Prière de ne pas déranger, Petit manuel pour converser avec Dieu (Les Editions du Cerf) de Matthieu Aine.

 

   Partageons l’évangile de ce dimanche avec la communauté assomptionniste de Valpré, à Ecully, près de Lyon.

   « Je suis le chemin », dit Jésus. « Croire en Jésus, c’est accepter de me tourner vers Dieu qui vient à ma rencontre. C’est faire entrer ma vie dans le cadre plus  vaste de la vie avec Dieu. C’est faire passer les joies et les épreuves de ma vie par Jésus, mon chemin. Même le chemin qu’on m’impose, peut devenir le sien. »

 

                                          A bientôt sans doute, à la paroisse !       Elisabeth

Étape 35

Relaxation spirituelle (35)

   « Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » .

   Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie;  personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

                                                         Evangile selon saint Jean 14, (1-6) de ce vendredi 8 mai

N’est-il pas extraordinaire que, le jour où nous sommes invités à voler de nos propres ailes, l’évangile du jour nous livre la clef ? Notre foi en Jésus-Christ nous donne clairement la direction à suivre ! Tant de nos contemporains sont perdus, dépourvus de repères ; nous, nous savons que nous sommes attendus. Il ne nous reste qu’à poursuivre le chemin…

Ne brûlons pas les étapes, Jésus n’est pas pressé ! Allons doucement et sereinement. Personnellement, je suis bien sûr heureuse de cette relative liberté bientôt retrouvée mais je me connais et je sais que je vais devoir lutter pour continuer, chaque matin,  à m’accorder ce moment privilégié. J’ai vécu ce confinement comme un temps de retraite qui m’a ressourcée. Mon objectif, dans les semaines à venir, sera de maintenir à tout prix ce lien avec moi-même, ce lieu de paix où Dieu peut se dire…

Je m’accrocherai, comme un naufragé au mât dans l’océan,  aux 3 étapes   qui sont devenues une belle  habitude :

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence
  • La prière des gestes

       4) Exercice spirituel (35) : Comment poursuivre ?

Tu as entrepris de faire des Exercices de vie chrétienne pendant un  ou deux mois.

Ce fut un apprentissage et, sans doute, ce n’est pas le premier que tu aies fait.

   Mais de quelle utilité est un apprentissage qui ne se prolonge pas dans la pratique de l’acquis ?

Mets donc à profit ta nouvelle expérience.

Jésus déclarait : « Veillez et priez en tout temps. » (Luc 21, 36)

Tâche de revenir fréquemment à l’une ou l’autre manière de prier ou d’exercer la vigilance, comme tu as appris à le faire,  ces dernières semaines. Reprends et répète une fois de plus, si tu en as le goût, l’un ou l’autre exercice de ce petit livre… ou bien inventes-en d’autres pour toi dans la même ligne.

Tu peux aussi partager ces enseignements avec quelques-uns de tes amis, ceux que tu sens bien disposés pour parcourir un itinéraire identique à celui que tu viens de découvrir,  au cours de ces semaines.

Si tu es encore resté sur ta faim et si tu désires davantage, si tu veux aller plus loin, rejoins une communauté chrétienne et participe à sa vie.

Tu  pourras peut-être entreprendre, un jour les « Exercices spirituels » de St Ignace de Loyola. Un prêtre, un religieux ou une religieuse, ou un laïc, membre d’une communauté Vie Chrétienne (C.V.X.) pourra t’orienter et t’aider. Sache qu’il existe des retraites de quelques jours, lors desquelles tu pourras approfondir cette approche. Il est possible aussi de suivre « les  Exercices dans la vie », sans rompre avec ton quotidien, en restant chez toi.

Ne te décourage pas, si tu as traversé ces exercices avec beaucoup de difficultés et, apparemment, avec peu de profit. Ne te déprime pas non plus si, peu de temps après les avoirs achevés, tu te retrouves exactement comme avant. Dans ce cas, il te  faudra peut-être  chercher une autre méthode, différente, qui te convienne mieux.

Mais ne renonce pas à suivre, tel que tu es …. Celui qui se présente comme « le chemin, la vérité et la vie. »

 

   Nous constatons que des pistes nous sont suggérées pour poursuivre la route. Je me propose, demain, de vous donner quelques outils (réflexions, références de livres) pour vous aider à rester fidèles à cette quête que nous avons menée ensemble. Sachez que vous m’avez beaucoup aidée. Je vous en remercie de tout cœur.

                                      A demain !                                                                Elisabeth

Étape 33

Relaxation spirituelle (33)

Notre parcours touche presque à sa fin, notre Exercice du jour porte sur l’Eglise.

Sans doute avons-nous été secoués par les scandales qui ont touché notre Eglise encore récemment, peut-être sommes-nous actuellement en retrait… Peut-être nous sentons-nous pourtant membres à part entière de cette Eglise qui nous aide à grandir dans la foi. Quelle que soit notre position actuelle, il peut être intéressant de nous laisser interroger sur notre appartenance au « Corps du Christ ».

Je ne sais si vous avez regardé le « secret d’histoire » consacré à Thérèse de Lisieux, lundi soir. Qui, mieux qu’elle, est capable d’exprimer sa vocation au sein de l’Eglise ?

   « Enfin, j’avais trouvé le repos…Considérant le corps mystique de l’Eglise, je ne m’étais reconnue dans aucun des membres décrits par saint Paul, ou plutôt je voulais me reconnaître en tousLa Charité me donna la clef de ma vocation. Je compris que si l’Eglise avait un corps composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous, ne lui manquait pas, je compris que l’Eglise avait un cœur et que ce cœur était brûlant d’AMOUR. Je compris que l’Amour seul faisait agir les membres de l’Eglise, que si l’Amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Evangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang… Je compris que l’AMOUR renfermait toutes les vocations, que l’Amour était tout, qu’il embrassait tous les temps et tous les lieux…en un mot, qu’il est éternel ! […] Oui, mon Bien-Aimé, voilà comment se consumera ma vie… Je n’ai d’autre moyen de te prouver mon amour, que de jeter des fleurs, c’est-à-dire de ne laisser échapper aucun petit sacrifice, aucun regard, aucune parole, de profiter de toutes les plus petites choses et de les faire par amour. »

                                               Thérèse de L’Enfant Jésus  A sœur Marie du Sacré-Cœur

Songez au chant : « Nous sommes le corps du Christ, chacun de nous est un membre de ce corps… »

Reprenons notre relaxation spirituelle, en espérant que l’habitude que nous avons créée, en nous proposant chaque jour une relaxation liée à une méditation, nous permettra à chacun de poursuivre la route, à notre rythme, sans abandonner ce rendez-vous quotidien dont nous voyons peut-être déjà les fruits. Alors reprenons :

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence
  • La prière du corps

       4) Exercice spirituel (33) : L’Eglise

   A mesure que tu approches de la fin de ces exercices et dans la mesure aussi où ils  produisent de bons fruits, tu dois éprouver le désir de partager cette expérience.

Tu n’es pas le seul à découvrir une expérience chrétienne de la vie. Tous ceux qui en reçoivent la grâce sont l’Eglise.

   Jusqu’à quel point dans le passé as-tu été un membre conscient de l’Eglise ? Ne te doutes-tu pas qu’un christianisme isolé va végéter rapidement ? De plus cette attitude prive d’autres de ta richesse spirituelle. Cela n’est pas conforme à l’amour que le Christ nous a manifesté et enseigné.

Prête attention un moment au passage suivant tiré de saint Paul :

   « Je vous exhorte donc à mener une vie digne de l’appel que vous avez reçu… »

   « Appliquez-vous, par conséquent, à conserver l’unité de l’Esprit par ce lien qu’est la paix. »

   «  Il n’y a qu’un corps et qu’un Esprit comme il n’y a qu’une espérance au terme de l’appel que vous avez reçu ; un seul Seigneur, une seule foi, en seul baptême, un seul Dieu et Père de tous… »

  « Chacun de nous a reçu sa part de la grâce divine… en vue de la construction du Corps du Christ, au terme de laquelle nous devons parvenir tous ensemble à ne faire plus qu’un dans la foi et la connaissance du Fils de Dieu et à constituer cet homme parfait, dans la force de l’âge, qui réalise la plénitude du Christ. (Ephésiens 4, 1-13)

La maturité de chacun opère l’édification en commun du « Corps du Christ » auquel tous appartiennent.

Si nous avançons, chacun dans la ligne de nos sectarismes, si les églises prolifèrent comme les insectes, nous n’agissons pas dans le sens de l’amour de Dieu et de sa volonté.

Cependant, au lieu de critiquer sans cesse les autres, que chacun considère donc sa vie personnelle et cherche à savoir s’il est vraiment une pierre vivante de l’édifice commun.

Qu’aperçois-tu pour ton propre compte dans le passé comme pourl’avenir ?

  Demande au Seigneur de te donner sa lumière.

Aujourd’hui :

Efforce-toi de prendre conscience de ta solidarité en Eglise.

Quels liens as-tu avec la communauté, si tel est ton engagement, avec ta paroisse, avec les orientations proposées par les évêques et le pape ?

Quelle est ta participation aux sacrements, en particulier à l’eucharistie ? Prends-tu en compte sérieusement l’enseignement de l’Eglise en vue de former ta conscience morale ?

   Ce soir :

Revois ce que tu as découvert dans la journée.

Rends grâce pour l’expérience qui t’est donnée de l’Eglise, ancienne ou nouvelle.

Demande pardon pour tes éloignements, si ce fut le cas.

Dispose-toi à profiter de la prochaine occasion pour confirmer ou renforcer ta solidarité et ta participation ecclésiales. Et peut-être, tout simplement, sauras-tu profiter du premier dimanche qui vient. (Enfin…en ce moment, c’est un peu compliqué !)

                                  Je vous dis à demain.                           Elisabeth 

Étape 32

Relaxation spirituelle

   Bonjour ! Avons-nous lu le psaume proposé par la liturgie du lundi 4 mai (41 (42)) ?

« Comme un cerf altéré

Cherche l’eau vive,

Ainsi mon âme te cherche

Toi, mon Dieu.

 

Mon âme a soif de Dieu,

Le Dieu vivant… »

   Jésus s’est invité chez Zachée mais Zachée n’a-t-il pas manifesté clairement, par son empressement,  qu’il était prêt à la rencontre ? Souvenons-nous du tableau de Hunt : la poignée de la porte est à l’intérieur, c’est à nous de l’ouvrir ! Suis-je, moi aussi, habitée par le désir de la rencontre « comme un cerf altéré » ?

   Animés par ce désir, cette soif, reprenons paisiblement nos Exercices, ils sont un moyen pour nous ouvrir à la Présence. Peut-être nous sentons-nous las, peu enthousiastes, eh bien, continuons fidèlement, sans nous décourager, de faire la partie de la route qui nous revient. Nous croyons, dans la foi, que nous sommes attendus

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence
  • La prière du corps

       4) Exercice spirituel (32)

Tourne-toi, aujourd’hui,  vers la Vierge Marie.

Que tu sois homme ou femme, où que tu sois sur le chemin de la foi, tu peux parfaitement comprendre que Marie a joué un rôle important dans notre histoire. Arrête-toi simplement sur les paroles de sa cousine Elisabeth qui s’écriait, inspirée par l’Esprit Saint :

« Tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus, ton enfant, est béni »

« Mère du Seigneur ! »

« Bienheureuse es-tu d’avoir cru dans l’accomplissement des promesses qui t’ont été faites de la part du Seigneur. » (Luc 1, 42-45)

Essaie, pendant un moment, de rendre grâce, toi aussi, à la Vierge Marie en reprenant sincèrement à ton compte les paroles d’Elisabeth.

 

Aujourd’hui :

Essaie de vivre dans la proximité de Marie qui est comme une anticipation de l’Eglise parfaite que déjà nous espérons.

– Elle apporte un consentement total et généreux à la bonté infinie de Dieu.

– Elle donne son fils Jésus au monde.

– Elle devient mère de tous les disciples, comme il en faut pour l’apôtre Jean à qui Jésus dit : « Voici ta mère ! ».

De temps à autre, si tu peux, récite un « Je vous salue Marie… » ou une partie du chapelet, ou un chapelet.

Le soir :

Revois toute ta journée : as-tu fait l’expérience bienfaisante de l’avoir vécue dans la proximité de la Vierge Marie ?

Rends grâce de cela et comme elle :

« Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur. »

Ensuite, récite lentement les deux parties du « Je vous salue Marie… » :

– la première partie qui rend grâce

– la seconde qui demande avec confiance

Et puis tu peux redire la prière de saint Bernard : « En la suivant…. » (cf Rel. Spir, (6), 3 : la prière des gestes)

 

Je vous laisse avec cette phrase du pape François :

« Pour accomplir sa propre vocation, il est nécessaire de développer, de faire pousser et grandir tout ce que l’on est […], de se découvrir soi-même à la lumière de Dieu et de faire fleurir son propre être. »

                                             A demain !             Elisabeth

Étape 32

Relaxation spirituelle (31 bis)

   Bonjour à tous. Je vous espère en forme, en ce début de semaine, dernière semaine de confinement complet, nous devrions avoir un peu plus de liberté après, avec beaucoup de prudence évidemment, mais cette perspective est plutôt réjouissante, à moins qu’elle ne nous inquiète : « Comment ce déconfinement va-t-il se passer ? »

Vivons l’instant présent !

Je vous propose aujourd’hui de pratiquer la méthode ignacienne de méditation. Souvenez-vous, lors de l’Exercices 30 (« Nouveau regard sur le Christ »), de cette phrase :

« Si quelqu’un doit te fasciner, que ce ne soit pas le péché, que ce ne soit pas la tentation, mais le Christ  qui est « le chemin, la vérité et la vie. » (Jean 14,6).

    Pour ce faire, je m’inspirerai du livre que j’ai déjà mentionné, lors de ce parcours : Retrouver la source intérieure de Bernard Ugeux.

   En guise d’Exercice, je vous proposerai donc la méditation du texte de Luc 19, 1-10 : Jésus s’invite chez Zachée.

Avant cela, ne brûlons pas les étapes : rendons-nous disponibles « corps et âme ».

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence
  • La prière des gestes

 

  • Méditation selon les Exercices de saint Ignace :

Luc raconte la rencontre de Jésus avec Zachée en Luc 19, 1-10.

Prenons le texte et lisons-le une première fois. Nous le relirons ensuite une deuxième fois calmement et nous l’accueillerons dans un long temps de silence, attentifs à ce qu’il fait bouger en nous.

 « Entré dans Jéricho, Jésus traversait la ville. Survint un homme appelé Zachée ; c’était un chef des collecteurs d’impôts et il était riche. Il cherchait à voir qui était Jésus et il ne pouvait y parvenir à cause de la foule, parce qu’il était de petite taille. Il courut en avant et monta sur un sycomore afin de de voir Jésus qui allait passer par là. Quand Jésus arriva à cet endroit, levant les yeux, il lui dit : « Zachée, descends vite, il me faut aujourd’hui demeurer dans ta maison. » Vite Zachée descendit et l’accueillit tout joyeux. Voyant cela, tous murmuraient ; ils disaient : « C’est chez un pécheur qu’il est allé loger ! » Mais Zachée, s’avançant, dit au Seigneur : « Eh bien, Seigneur, je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens et, si j’ai fait tort à quelqu’un, je lui rends le quadruple. » Alors Jésus dit à son propos : « Aujourd’hui le salut est venu pour cette maison car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce  qui était perdu. »

1) Première lecture :

Tâchons de nous imaginer la scène. Regardons les personnages, les gestes, les paroles échangées, les changements de comportements entre le début et la fin. Voyons où nous nous situons : dans la foule ? A la suite de Jésus parmi les apôtres ? Sur l’arbre avec Zachée ? Ou dans sa maison quand il annonce qu’il va rendre aux pauvres ce qu’il leur a volé ? Où sommes-nous ? Qu’est-ce qui réagit et bouge en nous dans ce récit ?

Soyons attentifs à tous les verbes d’action : Zachée qui cherche, il court en avant, il monte, Jésus passe, suivi de la foule.

Peut-être que déjà, en entendant ce texte, il y a quelque chose qui nous touche. Cette scène nous donne peut-être envie de nous adresser au Christ. Nous percevons un désir en nous par rapport à l’attitude de Zachée face à Jésus. Laissons-le monter, prenons-en conscience, nous pourrons y revenir quand nous relirons le texte.

Ecouter le silence : entrons dans le recueillement puis de nouveau dans le texte.

2) Deuxième lecture :

Regardons Zachée essayer en vain de percevoir Jésus, se faufiler et courir pour le devancer, dépassant le respect humain par rapport à sa fonction pour monter dans l’arbre…Est-ce vraiment une simple curiosité ? Quel était son désir profond ? Regardons sa surprise d’être découvert, l’invitation insolite, la hâte de la rencontre : « Descends vite », « vite il descendit » : son cœur était déjà disponible… Puis la conversion, les promesses de remboursement… Zachée « debout »…rendu à sa vraie taille, à sa dignité de fils d’Abraham… Son émotion… Et la confirmation de Jésus : le Fils de l’homme est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu… Où sommes-nous dans cette scène ?

  • La suite de la prière:

Continuons-la à notre façon. Intériorisons ce que nous venons de découvrir, dans le silence, puis adressons-nous au Seigneur comme un fils ou un ami. Prenons le temps de clore ce moment de prière sans précipitation.

 

   J’espère que vous avez aimé cette façon d’entrer dans un texte avec notre imagination et notre sensibilité. Nous sommes ainsi invités  à réfléchir sur nos comportements d’aujourd’hui et sur ce que nous pouvons décider, pour avancer à la rencontre du Christ …

   L’Evangile comporte de nombreuses rencontres de Jésus avec ses contemporains. Nous pourrons, un autre jour, en choisir une qui nous plaît particulièrement ou une autre qui nous dérange (pourquoi pas ?) pour la lire de cette manière.

 

 Nous nous retrouvons demain avec plaisir.                                 Elisabeth

Étape 31

Relaxation spirituelle (31)

En ce matin de la Fête du travail, j’aimerais vous offrir un brin de muguet pour vous dire que je pense à vous et que j’espère que cette journée vous apportera sa « goutte » de bonheur… Peut-être un jour pourrons-nous envoyer en un clic quelques menus cadeaux à ceux que nous aimons, grâce aux progrès de l’informatique ! Quoi qu’il en soit, le cœur y est, je vous l’assure.

    Aujourd’hui on ne travaille pas mais on peut prier, ce n’est pas interdit… La lecture de ce jour, la  conversion de Saint Paul sur le chemin de Damas, vient nous rappeler que tout homme est appelé à collaborer au projet de Dieu : « Cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations. »

Alors, dans la conviction que nous aussi, nous sommes appelés, reprenons le plus sereinement possible nos exercices :

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence
  • La prière des gestes

 

       4) Exercice spirituel (31)

Tu vas prendre ce matin la prière du « Je crois en Dieu ».

Tout d’abord, remets-toi en présence de Dieu, comme tu commences à en prendre l’habitude.

Ensuite, arrête-toi successivement sur les trois parties :

– La première est très courte : elle concerne Dieu le Père qui nous a créés comme il a créé toute chose.

– La seconde concerne son Fils, Jésus-Christ. Il a partagé notre vie et notre mort. Il est notre Sauveur.

– La troisième concerne l’Esprit Saint et son œuvre en nous, par l’intermédiaire, la médiation de l’Eglise.

 

Maintenant, reprends chaque partie, très lentement, en la faisant tienne. Insiste sur les mots « je crois ».

Rappelle-toi que le mot croire ne veut pas dire simplement « avoir une opinion ». Il signifie que l’on tient pour certaine cette vérité que Dieu est Père, que son Fils est l’un de nous en même temps qu’il est Notre Seigneur, etc….

   Le Credo est en relation  avec l’expérience toute récente que tu es en train de faire dans ces exercices.

Au cours de ces journées, en effet, tu as fait l’expérience de Dieu Père, de Jésus Sauveur et Libérateur, de l’Esprit-Saint qui te rend meilleur ; tu fais aussi  l’expérience étonnante de l’aide reçue de tous tes frères chrétiens dans l’Eglise.

Sans l’Eglise, ce petit livre n’existerait pas et il n’est personne qui t’aurait offert une aide de ce genre. Mais sans Jésus-Christ, il n’y aurait pas d’Eglise et sans Dieu le Père, le Christ et son salut n’existeraient pas davantage. Dans la foi, tout se tient comme dans un organisme vivant dont on ne peut pas amputer un membre, sans que l’ensemble soit malade.

Aujourd’hui :

Dans toute la mesure du possible, prends conscience d’être, toi aussi, en Jésus-Christ, Fils de Dieu.

Vis heureux en ce monde, comme chez toi ; car le Fils de Dieu s’est fait ton frère et t’a rendu frère de tous.

Vis avec la conscience de faire partie de l’Eglise de Jésus-Christ constamment guidée, éclairée, sanctifiée par l’Esprit Saint même si, en elle, chacun de nous demeure pécheur y compris toi.

Le soir :

Rends grâce autant que tu pourras, puisque tu fais partie d’une réalité à ce point humaine et divine de façon si merveilleuse. Réveille-toi, à cause de ta dignité renouvelée d’homme et de chrétien. Aime toute l’humanité qui y participe.

Pour finir, prie avec le « Credo », comme tu as appris à le faire hier avec le « Notre Père ».

 

   Je vous retrouverai lundi matin. Nous pouvons profiter de ces deux jours pour reprendre la belle méditation du père Baudiquey, que je vous ai communiquée hier (30 bis), en contemplant le tableau du « retour du prodigue », envoyé avant-hier (29 bis). Et puis vous devez avoir plein d’idées personnelles pour nourrir ce parcours selon vos goûts, vos intuitions, vos désirs… En union de prière !

              Je vous souhaite un bon week-end.                                           Elisabeth

Étape 30

Relaxation  spirituelle (30)

   Salut à vous ! Je me suis fait plaisir en vous copiant in extenso la méditation du père Baudiquey sur ce tableau que nous avons contemplé hier. Ce prêtre, nous l’avons rencontré lors d’une retraite, il y a une trentaine d’années, au Hautmont. C’était un amoureux de la beauté qui avait connu, au cours de sa vie, des vicissitudes, en particulier une addiction sévère à l’alcool. Il parlait de façon bouleversante du pardon. Il nous avait guidés à travers les détails de ce tableau, nous faisant remarquer par exemple que les yeux du Père ne voient pas, il est aveugle ; ses deux mains ne sont pas identiques, l’une est féminine, l’autre masculine. La sandale du fils est dans un état lamentable, témoin de la galère qu’il a traversée etc… Peut-être pourrons-nous revenir ce week-end sur cette méditation.

  L’Exercice spirituel d’aujourd’hui, nous amène à porter notre regard sur Jésus.

Prenons le temps de nous préparer à la rencontre en respectant nos trois étapes :

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence
  • La prière du corps

       4)  Exercice spirituel (30)

A la suite des deux derniers exercices, il peut être utile de revenir sur l’exercice 25 (regarder Jésus), pour deux raisons :

– Si Dieu désire que nous ne péchions plus, c’est parce qu’il veut que nous vivions. Or le péché est toujours, de près ou de loin, une entreprise de mort.

– Si tu dois « veiller pour ne point pécher », tu dois, par-dessus tout, désirer le bien pour toi-même et en faveur de tous, universellement.

   Tourner ton regard vers Jésus est beaucoup plus important que de te considérer moi-même, même si c’est pour te repentir de tes péchés ou pour te lamenter d’en commettre encore.

Si quelqu’un doit te fasciner, que ce ne soit pas le péché, que ce ne soit pas la tentation, mais le Christ qui est « le chemin, la vérité et la vie. » (Jean, 14,6)

  Tu peux de nouveau reprendre l’exercice n° 17 (augmente ma foi), pour approfondir ta foi.

Ce soir :

   Renouvelle ton espérance.

Tu peux reprendre ensuite le « Notre Père » de la façon suivante :

Respire profondément et lentement. A chaque expiration, tu prononces une seule phrase, tandis que pendant l’inspiration tu fais attention à ce que tu viens de dire. (Personnellement, j’aime autant le faire en sens inverse….peu importe, voyez ce qui vous convient le mieux.)

Dans  la suite, tu pourras reprendre cette manière de prier lentement avec une attention soutenue, en utilisant toute autre formule que tu connais par cœur ou que tu as sous les yeux. Pour cela, les psaumes sont une ressource de choix.

 

  Vous souhaitant une bonne journée, je vous dis à demain.                    Elisabeth

Commentaire du père Baudiquey sur le tableau de Rembrandt

 

Le Père en majesté                                           

Inscrit sa majuscule

Au commencement de tout.

Voûté comme un arc roman,

Et de courbe plénière,

Sa stature s’accomplit

Dans l’ovale géniteur

Qui rayonne au tympan.

Son visage d’aveugle,

Il s’est usé les yeux

A son métier de père

Scruter la route obstinément déserte,

Guetter du même regard

L’improbable retour.

Sans compter toutes les larmes furtives.

Il arrive qu’on soit seul !

Oui, c’est bien lui, le Père,

Qui a pleuré le plus !

Je regarde le fils.

Une nuque de bagnard.

Et cette voile informe

Dont s’enclôt son épave,

Ces plis froissés

où s’arc-boute et vibre encore

Le grand vent des tempêtes.

Des talons rabotés

Comme une coque de galion

Sur l’arête des récifs,

Cicatrices à vau-l’eau

De toutes les errances.

Le naufragé s’attend au Juge :

« Traite-moi, dit-il,

 Comme le dernier

De ceux de ta maison. »

 Il ne sait pas encore

Qu’aux yeux d’un Père

Comme celui-là,

Le dernier des derniers

Est le premier de tous.

Il s’attendait au Juge,

Il se retrouve au Port,

Echoué, déserté,

Vidé comme sa sandale,

Enfin capable d’être aimé. 

Appuyé de la joue, tel un nouveau-né,

Au creux d’un ventre maternel,

Il achève de naître.

La voix muette des entrailles,

Dont il s’est détourné,

Murmure enfin au creux de son oreille.

Il entend : « Lève les yeux,

Prosterné éperdu de détresse,

Et déjà tout lavé dans la magnificence,

Lève les yeux et regarde ce Visage,

Cette Face très sainte

Qui te contemple amoureusement.

Tu es accepté, tu es désiré

De toute éternité.

Avant l’éparpillement des mondes,

Avant le jaillissement des sources

J’ai longuement rêvé de toi

Et prononcé ton nom. »

Vois donc !

Je t’ai gravé sur la paume de mes mains :

Tu as tant de prix à mes yeux.

Ces mains, je n’ai plus qu’elles,

De pauvres mains ferventes,

Posées comme un manteau,

Sur tes maigres épaules

– tu reviens de si loin -,

lumineuses, tendres et fortes,

comme est l’amour de l’homme et de la femme,

tremblantes encore – et pour toujours –

du déchirant bonheur.

Étape 29

Relaxation spirituelle (29)

    Bonjour, c’est  le tableau de Rembrandt, qui nous accompagnera aujourd’hui dans notre méditation sur le pardon.

Ecoutons Paul Baudiquey  nous  parler du visage du père de l’enfant prodigue :

Son visage d’aveugle,

Il s’est usé les yeux

A son métier de père

Scruter la route obstinément déserte,

Guetter du même regard

L’improbable retour.

Sans compter toutes les larmes furtives.

Il arrive qu’on soit seul !

Oui, c’est bien lui, le Père,

Qui a pleuré le plus !

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence :

   Peut-être pouvons-nous aujourd’hui nous arrêter longuement sur ce tableau, en observer les détails : « C’est le premier portrait « grandeur nature » pour lequel Dieu ait jamais pris la pose. » Paul Baudiquey

  • La prière des gestes 

      4) Exercice spirituel (29) : Demander le pardon

   Personne ne résiste victorieusement à toutes les tentations. Il convient de reconnaître cette vérité avec humilité et sans découragement.

Lis ce passage de la première lettre de Jean :

   «  Si nous disons : « Nous n’avons pas de péché », nous nous abusons, la vérité n’est pas en nous. Si nous  confessons nos péchés, il est assez fidèle et juste pour remettre nos péchés et nous purifier de toute injustice… Je vous écris ceci pour que nous ne péchiez pas ; mais si quelqu’un vient à pécher, nous avons comme avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. C’est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés. » (1 Jean 1, 8 et 2,2)

Nous sommes pécheurs. Jésus est victime pour nos péchés. Mais il se fait aussi notre avocat et nous obtient le pardon car il partage pleinement la bonté de Dieu à notre égard.

Nous n’avons pas à désespérer mais à accueillir le pardon que Dieu nous offre.

Cela ne peut nous autoriser à exploiter sa bonté pour faire le mal sans retenue, en nous disant que de toute façon, il nous pardonnera.

La vie chrétienne, c’est croire en la miséricorde de Dieu. Cela nous garde de deux risques importants : le désespoir et la présomption.

Aujourd’hui :

   Vis la journée dans la même vigilance qu’hier mais en cultivant une pleine confiance en Dieu. Fais cela à propos de petites actions de ta journée, qui te paraissent ne pas correspondre au désir de Dieu.

Le soir :

  Examine si tu t’es maintenu dans une attitude juste.

   Si tu désires que le pardon proposé par Dieu puisse t’atteindre personnellement, si tu désires que la réconciliation avec lui comme avec tes frères, spécialement au cours de ces exercices, soit totale, il conviendrait de recevoir le sacrement de réconciliation.  Ce serait très précieux pour toi, surtout si tu as négligé ce sacrement depuis longtemps. Maintenant tu as certainement acquis plus de lumière pour examiner ta conscience. Ta confiance en la miséricorde de Dieu te donne un repentir sincère et un désir plus ferme de progresser. Tu es ainsi bien préparé à faire ce passage.

Adresse-toi dès que possible à un prêtre avec lequel tu pourras célébrer ta réconciliation.

 

Difficile de se confesser en ces temps troublés mais rien ne nous empêche de prendre la résolution de le faire, quand cette démarche sera de nouveau possible….

Je vous retrouve demain matin avec joie.                                      Elisabeth

Étape 28

Relaxation spirituelle (28)

« Le regard que Dieu pose sur nous  nous autorise pleinement à être nous-mêmes, avec nos limites et nos insuffisances, nous donne droit à « l’erreur », et nous délivre, pourrait-on dire de cette sorte de contrainte, de cette obligation dont nous nous sentons parfois prisonniers (obligation  qui ne s’origine pas dans la volonté divine mais dans notre psychologie blessée.) de devoir être en fin de compte autre chose que ce que nous sommes […]

   Sous le regard de Dieu, nous sommes délivrés de cette contrainte d’être les meilleurs, d’être de perpétuels gagnants ; nous pouvons vivre comme une profonde détente, car nous n’avons pas à faire des efforts continuels, pour nous montrer sous un jour favorable… Nous pouvons tout simplement être ce que nous sommes, ni plus ni moins. Il n’y a pas de meilleure « relaxation » que celle-là : nous reposer comme de petits enfants pauvres dans la tendresse du Père qui nous aime tels que nous sommes. »  La liberté intérieure  J. Philippe

En ce début de journée où nous allons réfléchir sur notre péché, ce préambule me paraît tout à fait adapté !

Alors acceptons de toutes nos fibres d’être ce que nous sommes et offrons-nous au soleil de Dieu sans avoir peur…

  • Un corps apaisé
  • Ecoutons le silence
  • La prière des gestes

       4) Exercice spirituel (28) : le péché

Jusqu’ici, dans ces exercices, nous n’avons pas utilisé le mot « péché ».

Cependant tu as pris conscience de l’existence du péché dans ta vie, c’est-à-dire de fautes ou d’erreurs dont tu es, au moins en partie, responsable ou coupable.

Un tel constat n’est jamais agréable mais peut être salutaire. A une condition : que tu ne confondes pas le péché avec ce qu’il n’est pas.

Beaucoup de gens sont malheureux parce qu’ils confondent péché et tentation.

La tentation n’est que la possibilité de faire le mal. Cette éventualité surgit dans notre esprit sans que nous l’ayons cherchée ou voulue. Il n’y a là ni faute ni péché.

Ce n’est qu’au moment où j’accepte la tentation, surtout si je me réjouis de cette possibilité de mal faire, que j’entre réellement dans la péché car, désormais, je désire une chose mauvaise.

Si j’accomplis cette mauvaise chose, c’est pire : le péché est encore plus grave.

   La tentation, loin d’être péché, peut devenir occasion de mérite si je la repousse.

C’est là une chose très importante à savoir : le combat spirituel consiste à résister aux tentations et il peut devenir notre victoire avec le Christ, vainqueur du mal. Il faut alors s’en réjouir et non s’en culpabiliser.

Aujourd’hui :

Eveille ta vigilance à l’égard des tentations qui te sollicitent le plus fort. Tu as déjà agi ainsi d’autres fois. Maintenant, fais en sorte de le réaliser plus consciemment. Et va de l’avant car c’est un objectif important.

Beaucoup se croient malins de cultiver à plaisir leurs mauvais penchants. Ils ont faussé leur conscience. Ceci ne va pas sans dommages, pour eux-mêmes d’abord, mais aussi pour la vie sociale en commun.

Le soir :

Efforce-toi de te rappeler tes victoires sur la tentation et rends grâce avec humilité : fais en sorte de ne pas rechuter demain.

   Si tu as cédé, demande pardon et prépare-toi à être plus vigilant, avec la grâce de Dieu.

               « Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal. »

 

   Je ne résiste pas au plaisir de vous partager ce texte merveilleux du Père Baudiiquey dans le retour du prodigue (commentaire du tableau de Rembrandt :

« Il ne sait pas encore

Qu’aux yeux d’un Père

Comme celui-là,

Le dernier des derniers

Est le premier de tous.

Il s’attendait au Juge,

Il se retrouve au Port,

Echoué, déserté,

Vidé comme sa sandale,

Enfin capable d’être aimé. »

Je vous retrouve demain.               Elisabeth

Étape 27

Relaxation spirituelle (27)

   Protestants et catholiques méditaient ce dimanche le texte des pèlerins d’Emmaüs(Luc 24, 13-35). La pasteure, au jour du Seigneur,  a  montré, dans son homélie, comme chacun de nous est un pèlerin appelé à  rencontrer le Christ. Saint Ignace, quant à lui,  nous fait remarquer que Jésus écoute les deux hommes tout tristes sur la route, avant de leur expliquer les Ecritures. (cf Exercice 26 (bis)) Cette préparation le leur fera reconnaître à la fraction du pain. Jésus vient d’abord les rejoindre là où ils en sont. N’est-ce pas ainsi qu’il procède avec nous ? Alors laissons-nous rejoindre par Lui là où nous en sommes. Peut-être sommes-nous las de ce confinement qui n’en finit pas, de cette solitude difficile à vivre dans la durée, nous avons pris sur nous mais il y a des limites !

Le verbe proposé ce matin : « patienter ». Seigneur, aide-nous à être patients, viens à la rescousse !

« Ces disciples missionnaires nous montrent un chemin, celui de la vie qui rencontre l’Ecriture, celui de la reconnaissance au geste du partage, celui de la transmission qui les habite désormais. Ce temps de Pâques, n’est pas une belle histoire du passé ni une utopie incompréhensible. Ce temps pascal est là, non pour chercher des preuves, mais pour devenir témoins. »                                  Père Pierre-Yves Pecqueux, eudiste dans Prions en Eglise   

Reprenons fidèlement nos exercices de relaxation, ils nous aideront à entrer dans le silence de la prière….

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence
  • La prière des gestes

       4) Exercice spirituel (27) : Liberté du cœur

   Jésus déclare : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses soeurs et jusqu’à sa propre vie, il ne  peut être mon disciple… ¨Pareillement donc, quiconque parmi vous ne renonce pas à tous ses biens, ne peut être mondisciple (Luc 14, 26-33)

Beaucoup d’entre nous qui se disent chrétiens, n’acceptent pas et n’assimilent pas cette parole de Jésus. Pourtant il n’a pas parlé seulement pour quelque- uns mais pour tous ceux qui prétendent le suivre.

Ecartons cependant une fausse interprétation.

Jésus ne demande pas que nous quittions la famille ni que nous refusions ce qui est nécessaire pour vivre. Il exige uniquement que nous ne mettions rien ni personne au-dessus de lui. Il demande également que nous nous détachions de toutes choses au lieu de nous laisser attacher par elles.

   Chacun doit user des choses avec liberté, comme le fait un enfant dans la maison de ses parents. Il doit s’en détacher chaque fois qu’elles deviennent obstacle pour le service de Dieu dans l’amour de la justice ou dans l’affection pour les autres.

Chaque fois qu’on commence à vivre de cette manière dans une communauté chrétienne, la liberté de chacun s’accroît, l’injustice décroît et la misère disparaît. C’est là le commencement du Royaume de Dieu, lequel doit être recherché en priorité, comme Jésus le demande dans l’Evangile (Matthieu 7)

Réfléchis sur ces paroles. Demande à Jésus de pouvoir les comprendre et d’en venir à les mettre en pratique pour édifier ta vie sur le roc.

   Durant la journée :

Regarde bien quelle est ta manière d’être en relation avec les autres et avec les choses (celles que tu as comme celles que tu désires).

Ne te contente pas de t’interroger. Entretiens-toi de ces problèmes avec le Seigneur, mais ne lui impose pas ta façon de voir.

Reconnais, dans ton cœur, que lui seul est Dieu. Ni personne, ni quoi que ce soit, ni toi-même n’est Dieu.

   Apprends de lui cette liberté si douce et si nécessaire pour ton bonheur comme pour le bien de tous. Liberté par exemple face à la boisson, à la cigarette, à la voiture, à la télévision, au sexe, à la bonne table, à tes passions…

Le soir :

Revois ton attitude durant la journée :

As-tu conscience de vouloir vivre comme Jésus le demande, comme lui-même a vécu, ou bien résistes-tu à ses appels ?

Sois sincère et recherche la vérité. Réjouis-toi profondément si tu fais des progrès, et demande humblement pardon et aide, si tu te sens loin du compte.

Comme la femme adultère, reçois les paroles de Jésus : « Va, et désormais ne pèche plus ! »

Essaie de répondre comme la Vierge Marie : « Qu’il m’advienne selon ta parole. »

   Prévois comment tu vas te comporter par la suite sur l’un des points où jusqu’ici tu manifestes un attachement désordonné. Choisis ce point de manière précise.

Redémarrons la semaine avec courage. Je vous dis à demain.      Elisabeth

Étape 26 bis

Relaxation spirituelle (26 bis)

   « Voici que je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. »

                                                                                            (Apocalypse au chapitre 3)

Un tableau illustrant ce verset a été peint au XIXème siècle par le peintre Holman Hunt.

Son titre ? « Lumière du monde »

Il représente Jésus, muni d’une lanterne, frappant à la porte d’une maison. La porte n’a pas été ouverte depuis longtemps, elle est envahie de lierre et de mauvaises herbes. Un détail étrange : il n’y a pas de poignée à la porte. Le peintre, interrogé à ce sujet, a expliqué : « Ce n’est pas une erreur. Il n’y a qu’une poignée, à l’intérieur! »

Oui, Jésus ne force pas la porte, c’est à nous de l’ouvrir !

Alors comment l’ouvrir cette porte ?

Je laisse la parole à un moine bénédictin, Olivier Gérardin :

« En dépit peut-être de certaines apparences extérieures, j’ai eu des moments d’itinérance avec Dieu, louvoyant, prenant des chemins de traverse ou n’osant pas avancer, m’engager vraiment. Ma vie est encore loin d’être unifiée […] Mais Dieu n’impose pas de projet particulier, il n’asservit personne avec un destin prédéterminé. Il appelle chacun à être soi-même […] Il laisse à chacun la liberté de répondre à sa manière, au risque de faire des erreurs. En dépit de tout, il reste patient, fidèle. »

                                                                                Confession d’un jeune moine

Alors, ne nous décourageons pas ! Poursuivons notre route dans la confiance… à l’écoute de Jésus accompagnés par Marie.

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence
  • La prière des gestes

      4) Exercice spirituel 26 (bis) : ne pas condamner

Pour poursuivre la méditation commencée hier, relis le passage d’Evangile de la femme adultère (Jean 8, 3-11).

Voici deux réflexions pratiques :

1) Il y a des personnes qui prennent plaisir à juger sévèrement les autres et à raconter le mal dont ils ont été témoins ou qu’ils ont imaginé. Ils commettent des jugements téméraires, des médisances ou des calomnies. Cela provoque de grands maux.

Ne te préoccupe pas maintenant de ce que font les autres. Mais demande au Seigneur de te faire voir si tu n’agis pas ainsi toi-même, peut-être sans t’en rendre compte.

   Ensuite compare ta manière de juger ou de parler avec celle  des scribes et des pharisiens, et avec celle de Jésus. Et termine par la prière qui convient.

 

2) Aujourd’hui, beaucoup d’entre nous sont sensibles à l’injustice. Ceux qui ont du courage la dénoncent et bien souvent ils ont raison. Ils aident à corriger ce qui va mal.

Mais reconnaissons aussi que nous pouvons, à notre tour, tomber dans un excès tout aussi grave et injuste : critiquer et dénoncer sans arrêt et tous azimuts.

N’agis-tu pas parfois ainsi ?

A nouveau fais la comparaison avec l’attitude de Jésus. Sa manière d’agir n’obtient-elle pas un meilleur résultat avec ces hommes et cette femme ? Or il utilise une autre voie que celle de la critique.

Remercie-le et tâche de te laisser enseigner par lui.

 

Dans la journée :

   Examine ta manière d’agir avec les autres, ta manière de les juger, en particulier ceux qui détiennent un certain pouvoir : comment parles-tu de ceux-là et des autres ? Si nécessaire, veille à tes jugements et à tes paroles … sans cesser pour autant d’exprimer une critique juste et nécessaire. C’est ce qui est inutile que tu dois éviter.

 

   Le soir ou pendant une pause :

Parcours à nouveau la journée. Compare ton attitude avec celle qui était la tienne la semaine dernière ou auparavant.

Si tu en as le goût, relis et médite à nouveau le passage évangélique d’hier.

De toute façon, entretiens-toi avec le Seigneur ou avec la Vierge et parle-leur de ce que tu es en train de découvrir.

   Nous nous retrouverons lundi matin. Ce dimanche, nous lirons le beau passage des Pélerins d’Emmaüs. Comme eux, nous sommes en chemin. Avec eux nous pourrons peut-être dire : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant ? »

Je vous souhaite un bon week-end.                                  Elisabeth

Étape 26

Relaxation spirituelle (26)

   Bonjour ! L’exercice spirituel 26 étant très long, je l’ai séparé en deux parties. Nous allons, aujourd’hui,  longuement observer les réactions de Jésus face à la femme adultère. Représentons-nous la scène en imaginant le brouhaha des pharisiens et des scribes dénonçant, le regard mauvais,  cette femme à Jésus. C’est à celui qui criera le plus fort ! Regardons Jésus, silencieux… Et la femme, imaginons-la, sans doute honteuse face aux accusations de ses détracteurs, inquiète certainement face à  Jésus : Ne va-t-il pas aussi l’accuser ? Imprégnons-nous de cette scène. Prenons le temps …

Mais auparavant mettons-nous en condition d’écoute (souvenons-nous du verbe « écouter » de ce dimanche) :

 

1)  Détendons-nous,

2) Faisons silence,

3) Adressons-nous à Jésus de tout notre être (corps et esprit)

   et demandons-lui sa Lumière :

« »Jésus, le Christ, Lumière intérieure,

Ne laisse pas mes ténèbres me parler,

Jésus le Christ, Lumière intérieure,

Donne-moi d’accueillir ton pardon !

 

4) Exercice spirituel (26) : ne pas condamner

« Les scribes et les pharisiens amènent à Jésus une femme surprise en adultère et, la plaçant bien en vue, ils lui disent : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’’adultère. Moïse nous a prescrit dans la loi de lapider ces femmes-là. Et toi, qu’en dis-tu ? Ils disaient cela afin de lui tendre un piège pour pouvoir l’accuser.

   Mais Jésus, se baissant, se mit à écrire avec son doigt sur le sol. Comme ils insistaient, il se redressa et leur dit : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre ! » Et se baissant à nouveau, il se remit à écrire sur le sol.

   A ces mots, ils se retirèrent un à un, à commencer par les plus âgés. Et Jésus resta seul avec la femme qui était toujours là.

   Alors se redressant, il lui dit : « Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? « « Personne, Seigneur, répondit-elle. « Moi non plus, lui dit Jésus, ne te condamne pas. Va, désormais, ne pèche plus. » (Jean 8, 3-11)

 

     Pour tirer profit de la contemplation de cette scène, il peut être utile de te demander ce que tu aurais fait à la place de Jésus et ce que tu aurais éprouvé à la place de la femme.

   Ensuite, contemple la scène et admire la liberté et la franchise de Jésus.

   Essaie d’imaginer le retentissement qui se produisit chez cette femme.

   Les profits que nous pouvons tirer de ce passage d’Evangile sont multiples. Pour toi, garde en mémoire celui que tu en as tiré pour ton propre compte.

 

(Nous poursuivrons demain cet exercice.)

 

    Quelle expérience plus nourrissante pour suivre Jésus que de le regarder avec les yeux du cœur ?

A demain !                                                               Elisabeth

Étape 25

Relaxation spirituelle (25)

   Ce mercredi, de l’Evangile selon saint Jean :

« Et le jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises… Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière de peur que ses œuvres ne soient dénoncées mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. » Jean (3,16-21)

   Pensons  à ce texte, lorsque nous chantons ou récitons ces paroles que je vous ai proposées de reprendre trois fois,  à la fin de la prière des gestes (cf. Rel spir (8) ,3):

« Jésus, le Christ, lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler… 

   Jésus, le Christ, lumière intérieure, donne-moi d’accueillir ton pardon. »

 (puis « ton amour », « ta joie »)

    Notre démarche s’inscrit pleinement dans ce désir de faire la lumière en nous, pour être « ajusté » le mieux possible à cette source intérieure à la rencontre de laquelle nous tentons d’aller.

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence
  • La prière des gestes

 

4) Exercice spirituel (25) : Regarder Jésus

« Voilà qu’on portait en terre un mort, un fils unique dont la mère était veuve… A sa vue, le Seigneur eut pitié d’elle et lui dit : « Ne pleure pas ! » Puis s’approchant, il toucha le cercueil et les porteurs d’arrêtèrent. Alors il dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi ! » Et le mort se dressa sur son séant et se mit à parler. Puis Jésus le rendit à sa mère. » (Luc, 712-15)

   Aujourd’hui, à nouveau, regarde Jésus, admire sa manière de réagir et de répondre. C’est cela, contempler.

Reste à contempler, c’est-à-dire, regarde longuement avec le regard intérieur imaginatif, cette rencontre de la veuve à qui Jésus rend son fils.

   Laisse Jésus augmenter ta confiance en lui et en Dieu son Père. Ils veulent que tu sois vivant et que ce soit pour une vie réussie et bienheureuse. Ils t’accompagnent, ils te communiquent l’Esprit-Saint pour que ces exercices produisent précisément en toi une vie totalement renouvelée.

 

Dans la journée :

Efforce-toi simplement de te rappeler ce passage de l’Evangile. Fais-le beaucoup plus par le regard de l’imagination que par la tête. Laisse-toi impressionner : puisses-tu te passionner pour Jésus ! Ce serait grand bénéfice pour toi.

Si, par la suite, tu te rappelles quelques événements récents qui te manifestent Dieu vainqueur de la mort et donateur d’une vie nouvelle, voilà qui est bon.

Le soir :

Reprends ta prière du matin et réjouis-toi si, aujourd’hui, tu as senti l’espérance se renouveler en toi.

 

   Espérant que nous tenons le coup tous ensemble et que notre moral ne lâche pas, je nous souhaite une journée fructueuse.

                   A demain                                                            Elisabeth

Étape 24

Relaxation spirituelle (24)

  Avez-vous remarqué que, lorsqu’on est attentif, on tombe sur un texte, une pensée, un témoignage qui nous parle particulièrement, qui semble s’adresser à nous !

J’opère en ce moment des tris drastiques dans nos livres qui s’empilent à la cave, en attendant de rejoindre, salle Damas, tous ceux des autres paroissiens, à destination de l’association, contactée par Matthieu,  qui doit les recycler après le confinement. J’ai en plus récupéré des livres chez mes parents, décédés l’an dernier. Je suis tombée hier sur un livre de Bernard Ugeux, « Retrouver la source intérieure », je viens d’en lire l’introduction :

« Cet ouvrage propose un chemin pour redécouvrir la source intérieure. C’est toute la personne qui est concernée par cette recherche… L’auteur propose de découvrir ce « chemin d’intériorité » en effectuant des exercices pratiques sur le corps et le souffle. Cette voie spirituelle n’est pas pure invention ; elle s’appuie sur trois traditions : la méditation d’Extrême-Orient, la spiritualité orthodoxe et la spiritualité ignatienne. »

Comment ne pas jubiler face à une telle rencontre ?

  • Un corps apaisé :

  Poursuivons lentement, consciemment nos exercices de relaxation. En ressentons-nous les bienfaits ? Les pratiquons-nous avec un certain plaisir ?

 

  • Ecouter le silence :

Où chercher Dieu ?

« Il y a des gens, je suppose, qui prient les yeux levés vers le ciel. Ceux-là cherchent Dieu en dehors d’eux. Il en est d’autres qui penchent la tête et la cachent dans leurs mains, je pense que ceux-ci cherchent Dieu en eux-mêmes. »

 

  • La prière des gestes :

  Je termine, depuis quelques jours, cette prière (« J’intériorise ») en parcourant mon corps tout entier avec mes mains, comme un léger massage de la tête (en insistant sur le visage)  aux pieds, manière de signifier que mon corps tout entier est concerné. Un peu comme les trois croix que nous traçons sur notre front, sur notre bouche et sur notre cœur, avant la proclamation de l’Evangile.

 

4) Exercice spirituel (24)

   Ces derniers jours, les exercices ont porté sur divers aspects délicats de ta vie. Tu peux les avoir ressentis comme plus difficiles qu’avant, plus laborieux.

Si c’est le cas, voilà une bonne occasion d’apprendre à prier avec plus d’humilité et une plus grande confiance. Ne cède pas au découragement.

Songe un instant aux bénéfices que tu as retirés de ce temps d’exercices.

   Ensuite, reprends le « Notre Père ». Sans te presser, prononce intérieurement, l’une après l’autre, chaque demande et fais-la tienne.

Par exemple :

« Que ton règne vienne », qu’il vienne pour moi, dans ma famille, dans mon pays, dans le monde d’aujourd’hui…ton Règne de vérité, d’Amour, de Justice et de Paix…

   Dans la journée, tu peux :

– soit reprendre une phrase de cette prière, celle qui t’est revenue le plus souvent à l’esprit,

– soit répéter un exercice précédent dont tu sens davantage le besoin. Bien mieux, tu peux combiner les deux choses à la fois.

   Le soir :

Reprends lentement ta prière de ce matin, la faisant tienne à nouveau, après l’expérience de la journée. Si tu les souhaites, tu pourras agir de même pendant deux ou trois jours, en variant les demandes (intériorisées) du « Notre Père ».

 

   Je ne sais si vous avez suivi le reportage sur France 2, dimanche matin, avant la messe, sur les chrétiens et l’écologie. J’ai été séduite par des religieuses cisterciennes  qui fabriquent des huiles  essentielles, dans leur petit monastère du XIIème siècle, perdu dans la montagne. L’une d’elles disait que l’aspiration de tout homme en recherche, est la même que la leur : l’aspiration à « l’unité intérieure ». « N’imaginez pas, disait-elle, que ce soit facile pour nous, moines et moniales ! »

« J’ai en moi cette aspiration fondamentale à être simple, à vivre sans fioritures, à « rouler » mélodiquement de la main de Dieu. » Etty

  Je vous souhaite une belle journée !                                         Elisabeth

Étape 23

Relaxation spirituelle (23)

   En écho aux propos de Jacques Philippe sur Thérèse de Lisieux, je retrouve chez Etty Hillesum cette découverte de l’infini de Dieu dans le monde qui se referme autour d’elle :

Avant d’être internée au camp de transit de Westerbork, elle voit les interdictions se multiplier pour les Juifs d’Amsterdam, ils ont par exemple interdiction de prendre le tram et sont assignés à résidence. Ils vivent un enfermement de plus en plus oppressant : « On peut vivre sans café  et sans cigarettes, disait Liesl, scandalisée, mais vivre sans la nature, c’est impossible, on ne peut tout de même pas en priver un être humain ! » Je lui ai répondu : « Considère que nous purgeons une peine de prison qui peut durer quelques années, et tâche de vivre avec les trois arbres qui sont en face de chez toi comme si c’était une forêt. »

   Elle dira plus loin : « Je porte en moi tous les paysages. J’ai tout l’espace voulu. Je porte en moi la terre et le ciel. »

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence

   Le mot entendu à la messe ce matin : « Ecouter ». N’est-ce pas ce que nous tentons de faire   ensemble ? Faire taire les bruits extérieurs pour nous glisser dans le silence !

  • La prière des gestes

      4) Exercice spirituel (23) : tes opinions

   Tu as peut-être fait un choix politique déterminé et tu milites pour un parti. Ou alors tu es « apolitique » et la politique te met hors de toi.

Ton attitude peut être réfléchie.

Mais il se peut aussi que tu ne sois pas très au clair sur cette question. Dans ce cas, il est probable que tu en es conscient mais que tu ne veux pas en entendre parler. C’est cela le vrai problème.

La politique soulève les passions, que nous ayons fait un choix politique ou que nous voulions être apolitiques. Dans ces domaines, nous pouvons, en arriver à la suprême intolérance. C’est ainsi.

Et pourtant Jésus a choisi parmi ses douze apôtres, au moins un publicain et un ou deux zélotes. Publicains et zélotes étaient, entre eux, adversaires politiques et religieux, non exempts de fanatisme. Cependant ils eurent à apprendre à se supporter et à s’aimer comme Jésus l’exigeait de tous ses disciples. Il est vraisemblable qu’ils n’ont jamais partagé les mêmes vues sur certaines questions.

Comme eux, laisse-toi enseigner et former par le Seigneur.

As-tu réfléchi au moins une fois sérieusement sur les raisons de tes choix ou de tes refus politiques ? Je dis bien les raisons sérieuses, avouables, dignes d’appréciation.

Si de telles raisons te font défaut, peux-tu revoir tes positions ? Peut-être s’agit-il d’un attachement irrationnel et incorrigible ?

Si tu penses avoir de bonnes raisons, serais-tu capable d’accepter et de reconnaître aussi la part de vérité qu’il y a dans d’autres attitudes différentes de la tienne ? Crois-tu en la bonne foi de tes adversaires, au moins de certains d’entre eux ? Es-tu capable de rester fidèle à tes convictions sans disqualifier les autres pour autant ?

Jésus déclare : « Aimez vos ennemis, priez pour vos persécuteurs ; ainsi serez-vous fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Matthieu 5, 44-45)

Ceci ne veut pas dire : changez de parti, mais plutôt, aimez la personne de vos adversaires, de vos ennemis, même si vous n’approuvez pas leurs idées ou leurs comportements et surtout si vous avez à lutter contre eux.

Pendant la journée :

   Accueille les questions que tu viens de lire. Ne les refuse pas. Réfléchis là-dessus par moments. Essaie de trouver intérieurement tes réponses en toute sincérité et examine si, en ce qui concerne le respect, ta manière d’être correspond à l’esprit de Jésus.

Le soir :

Fais un bilan de tout ce que tu as pensé et senti aujourd’hui. Repasse si nécessaire les allusions ou les citations de l’Evangile que tu as utilisées ce matin. Permets à Jésus de te délivrer de tes obsessions comme de tes peurs.

 

    A la lecture, cet exercice m’a d’abord paru « dépassé », les opinions politiques n’occupant plus guère actuellement le devant de la scène (le livre a été écrit il y a une vingtaine d’années). Mais j’ai repensé aux discussions houleuses sur le mariage pour tous, il était bien difficile alors d’écouter et d’entendre, les débats étaient passionnés et ressemblaient parfois à de véritables pugilats. Donc dépassé ? Non, cet exercice ne l’est pas !

 

                      A demain !                                                    Elisabeth

Pause 3

Relaxation spirituelle (pause 3)

Je vous propose de continuer, ce week-end, notre relaxation et de reprendre tel ou tel point des Exercices spirituels. Nous aborderons l’Exercice 23 dès lundi.

Personnellement je prendrai comme chaque jour un temps de méditation, dès le lever. Je crains en effet qu’en cassant le rythme, j’aie du mal à le reprendre…

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence
  • La prière des gestes

 

Quelle  fut  ma joie de tomber hier sur ce texte qui exprime si bien ce que j’ai vécu toute ma vie : cette impossibilité à trouver durablement dans mon emploi du temps, du temps pour Dieu. Cette habitude que j’ai prise tous les matins, depuis un mois et demi,  de me rendre disponible à sa Présence, est une première pour moi. Je la vois aujourd’hui comme un engagement à tenir et ce, en partie grâce à vous,  car j’ai le sentiment de ne pas être seule à m’y être engagée mais de l’avoir fait avec vous… Alors, merci !

 

  « L’existence humaine est faite de rythmes : celui de la respiration, des jours et des nuits, des semaines et des années… Si nous voulons être fidèles à la prière, celle-ci doit trouver sa place dans nos rythmes de vie. Cela doit devenir une habitude que de prier à telle ou telle heure de la journée, de prendre un temps particulier réservé à Dieu à tel moment de la semaine, etc. L’habitude peut être routine ou paresse, mais elle peut aussi être une force. Elle évite de remettre les choses en discussion ou de devoir, à chaque fois, nous demander ce que nous faisons ou pas… Si la prière est une activité occasionnelle, si nous attendons d’avoir du temps pour prier, nous ne prierons que très peu et de manière superficielle. Il faut prendre le temps  de la prière et inscrire celle-ci dans les rythmes de notre existence, comme toutes les  activités que nous considérons comme essentielle à la vie : la nourriture, le sommeil, etc. Personne n’est jamais mort de faim parce qu’il n’avait pas le temps de manger. »

Jacques Philippe, Apprendre à prier pour apprendre à aimer, Editions des Béatitudes, 2013, p. 110-111.

Pour cette pause hebdomadaire, je vous propose quelques réflexions trouvées dans cet autre  livre de Jacques Philippe, La liberté intérieure , évoqué hier.

« L’homme n’est pas fait pour mener une vie terne étriquée, enserrée dans un espace étroit, mais il a été créé pour « vivre au large ». Les espaces confinés  lui sont insupportables, tout simplement parce qu’il a été créé à l’image de Dieu, et  qu’il y a en lui un besoin irrépressible d’absolu et d’infini. »

   «  Une autre illusion fondamentale relative à la notion de liberté est de faire de cette dernière une réalité extérieure, dépendant des circonstances et non une réalité d’abord intérieure. Dans ce domaine comme dans bien d’autres, nous reproduisons le drame expérimenté par saint Augustin : « Tu étais au-dedans de moi quand j’étais au-dehors , et c’est dehors que je te cherchais. » ( Confessions Livre10)

   « Le plus souvent, nous avons l’impression que ce qui limite notre liberté, ce sont les circonstances qui nous environnent : les contraintes que nous impose la société, les obligations de toutes sortes que les autres font peser sur nous, telle ou telle limitation de laquelle nous sommes prisonniers, concernant nos possibilités physiques, notre santé etc… Pour trouver notre liberté, il faudrait éliminer ces contraintes et limitations. Quand nous nous sentons quelque peu « étouffer » dans des circonstances dont nous sommes prisonniers, nous en voulons aux institutions ou aux personnes qui semblent en être la cause. Que de ressentiments entretenus ainsi envers tout ce qui ne va pas selon notre gré dans la vie et nous empêche d’être libres comme nous le souhaiterions !

   Cette manière de voir les choses comporte certainement une part de vérité […] Mais même si venait à disparaître tout ce que nous considérons dans notre vie comme empêchement à notre liberté, cela ne nous garantit en rien de trouver la pleine liberté à laquelle nous aspirons. Quand on repousse les limites, on en trouve d’autres un peu plus loin. On risque donc en restant dans la problématique décrite ci-dessus, de se trouver dans un processus sans fin et une insatisfaction permanente […] Mais il faut découvrir en soi-même et dans une relation intime à Dieu la liberté véritable.

L’auteur parle ensuite d’une visite au Carmel de Lisieux. Il se réjouit à l’avance de découvrir les lieux où a vécu Sainte Thérèse dont il a lu l’autobiographie, Histoire d’une âme,

« Une chose m’a frappé, poursuit-il, les lieux étaient bien plus petits que ce que j’avais pu imaginer. Thérèse par exemple, à la fin de sa vie, évoque avec humour les sœurs passant lui faire un brin de causette en allant faire les foins, mais le grand pré à faner que je m’étais représenté, n’est en fait qu’un mouchoir de poche…. Pourtant, et c’est ce paradoxe qui m’a frappé, quand on lit les écrits de Thérèse, on n’a absolument pas l’impression d’une vie qui se serait déroulée dans un monde étriqué, bien au contraire … Thérèse vit dans des horizons très larges, qui sont ceux de la miséricorde infinie de Dieu et de son désir de l’aimer sans limites … Voilà son secret : elle n’est pas à l’étroit dans son petit couvent, car elle aime. L’amour transfigure tout et met une note d’infini dans les choses les plus banales. »

J’ai été très bavarde aujourd’hui mais j’ai eu envie de vous partager mes découvertes du moment….

Étape 22

Relaxation spirituelle (22)

     Après l’amitié, l’inimitié. J’aime la manière dont saint Ignace procède avec nous. Il nous amène progressivement à transformer notre regard sur celui qui nous agace, nous agresse, nous insupporte, nous démolit peut-être même. Il s’agit  de ne pas être aveuglé par les défauts de la personne incriminée mais de découvrir d’autres facettes de sa personnalité. Il nous propose une démarche positive qui respecte notre rythme. « L’amour des ennemis » nous paraît inaccessible, en revanche changer notre regard sur quelqu’un qui nous insupporte,  est sans doute à notre portée…

  Laissez-moi citer Jacques Philippe : « Une autre chose à nous dire dans ces moments de combat, est que la conversion dont nous avons à nous occuper n’est pas celle du prochain, mais la nôtre. Nous n’avons de chances de voir la conversion du prochain que si d’abord nous nous attelons sérieusement à la nôtre… Comme le dit Jésus dans l’Evangile de saint Marc : « il n’est hors de l’homme rien qui, entrant en lui, puisse le souiller…C’est ce qui sort de l’homme qui le souille ! » Le mal ne provient pas des circonstances extérieures, mais de la manière intérieure dont nous y réagissons. »      La liberté intérieure  de Jacques Philippe

 

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence
  • La prière des gestes

       4) Exercice spirituel (22) : Inimitié

   Maintenant, à l’opposé d’hier, souviens-toi d’une de tes relations nécessaires mais que tu n’aimes pas. Peut-être ta difficulté avec cette personne va-t-elle jusqu’à la haine, vu le nombre de désagréments que tu as le sentiment d’avoir eu à subir de sa part.

Malgré tout, regarde s’il n’y a pas en toi un tout petit désir de l’aimer quand même, d’améliorer votre relation, d’arriver même à une réconciliation.

Souviens-toi que personne n’est totalement mauvais. Dieu aime chacun et tous.

– Cette personne a aussi des qualités : elle est aimable pour d’autres ou l’a été.

– Dans le Christ, elle est ton frère (ou ta sœur) ou appelée à le devenir pour toujours.

– Si Dieu permet qu’elle soit dans ta vie, il veut que, l’un et l’autre, vous tiriez un bien de votre rencontre. Ce serait dommage de faire échouer cette chance.

  Essaie un moment de te remettre en mémoire les qualités de cette personne : celles qu’habituellement tu oublies mais que d’autres lui reconnaissent.

  Demande à Dieu de te les faire voir. Demande-lui de pouvoir oublier le plus possible les côtés négatifs de cette personne, de cette situation.

Pendant la journée :

Essaie de t’habituer à cette attitude positive, en y pensant, même brièvement, de temps à autre.

   Il y aura une lutte en toi-même entre des sentiments opposés. Sois patient avec toi-même mais attache-toi fidèlement à un effort de réconciliation.

   Demande à Dieu de te guérir des blessures reçues et qu’il te pardonne celles que tu as  occasionnées.

Le soir :

   Rends grâce à Dieu, si tu es arrivé à une paix plus grande et à de meilleures dispositions. Ce résultat peut être fragile mais il manifeste que la haine ou la rancoeur ne sont pas inévitables. Il t’est possible de faire baisser la tension au lieu de lui donner libre cours. Tu es sur le bon chemin. Efforce-toi de revenir à ces sentiments chaque fois que c’est nécessaire.

Demain tu pourras prendre l’exercice suivant  ou bien tu reprendras les exercices 9 et 10.

Termine avec « Je vous salue Marie », en insistant spécialement sur la seconde partie.

 

   J’espère que vous tenez le coup et que vous parvenez à renouveler votre intérêt pour chaque journée qui commence. Abordons-la comme une occasion de progresser.

   A ce propos, pour le journal « Bâtisseur » du mois de juin, j’ai la mission d’interroger plusieurs personnes sur la façon dont elles vivent le confinement. Si l’un(e) d’entre vous souhaite partager son expérience,  je me ferai une joie de la contacter. Il lui suffit de m’indiquer son numéro de téléphone par mail à l’adresse suivante : elisabeth.desprets@numericable.fr

                         A demain !                                                            Elisabeth

Étape 21

Relaxation spirituelle (21)

   Bonjour ! Nous voici repartis pour un temps assez long dans un  confinement que nous n’avons pas choisi.

   J’avais l’habitude, avec mes élèves de terminale, d’étudier des textes de Sénèque, philosophe stoïcien du 1er siècle. J’aime la distinction  qu’il établit entre « ce qui dépend de nous » et « ce qui ne dépend pas de nous. » Il montre que, pour un homme de bien, l’adversité n’existe pas. L’homme de bien, explique-t-il, va transformer en positif ce qui lui arrive de négatif, donc tout évènement est, pour lui, source de progrès. Et surtout la révolte contre des événements sur lesquels nous n’avons aucune prise, est inutile et nocive. A nous de les vivre d’une certaine façon et ainsi de transformer leur charge négative en positif. J’aimais beaucoup leur expliquer cette façon d’envisager la vie, car je pensais qu’elle pourrait, à l’occasion, leur être d’un grand secours. Nous y sommes ! Plus difficile à vivre qu’à penser dans l’absolu.

   Et pourtant….nous serait-il aussi facile d’être fidèle à ce temps que nous prenons chaque matin, si nous baignions dans le tourbillon de nos activités ? Alors au-delà de notre lassitude, de notre découragement face à ces semaines interminables, reprenons au jour le jour notre méditation… J’étais presque contente à l’annonce de cette date du 11 mai : « Ah, nous allons pouvoir aller au bout de nos Exercices spirituels ! (il y en a 35) »

  • Un corps apaisé :

J’ai complété ce matin le 5ème mouvement qui consiste à mobiliser le cou, en position debout : après avoir opéré un cercle avec la tête de gauche à droite puis de droite à gauche, je vais d’avant en arrière puis d’arrière en avant  avec beaucoup de douceur et de lenteur, évitons le torticolis….

  • Ecouter le silence :

Des images peuvent vraiment nous aider : la montagne, la mer, le torrent qui dévale, un paysage que nous aimons…

 

  • La prière des gestes :

Sentons-nous que nos gestes posés avec lenteur, dans la conscience de ce que nous faisons, de ce que nous disons (à voix haute ou intérieurement) nous aident à vivre cette prière de l’intérieur ? Si nous ne le percevons pas, peut-être est-ce parce que nous allons trop vite !

 

       4) Exercice spirituel (21) : Amitié

Un regard sur Jésus qui veut tout faire pour guérir les gens :

Repose-toi un moment pour prêter attention à la scène suivante :

« La belle-mère de Simon était au lit avec la fièvre et aussitôt on lui (à Jésus) parle d’elle. S’approchant, il la prit par la main et la fit se lever. Et la fièvre la quitta, et elle les servait. » (Marc 1, 30-31)

De grâce, ne te plains pas de ce que le Seigneur ne te guérit pas de façon aussi soudaine. Ce qui est important, dans cette scène, c’est le désir qu’a  Jésus de faire du bien à tous.

Renouvelle-lui ta confiance.

Si tu n’éprouves pas le besoin de continuer plus longtemps l’exercice que tu as fait hier, dispose-toi aujourd’hui à considérer avec une bienveillante attention quelqu’un que tu connais bien et que tu aimes particulièrement.

En toute vérité et simplement, observe-le avec attention.

S’il est loin de toi, pense à lui avec affection ; imagine-le, apprécie les qualités que tu trouves en lui et ancre-toi dans les raisons que tu as de l’aimer.

  Ne penses-tu pas qu’il constitue un beau cadeau de Dieu à ton égard ?

Pendant la journée :

Va dans ce sens de temps à autre entre deux activités absorbantes…comme font les amoureux. Tu peux faire cela avec des personnes différentes que tu aimes (ton conjoint, tes enfants, ton père, un ami…) mais fais-le sans précipitation. Si tu as besoin de plus de temps pour cela, tu continueras demain.

Le soir ou pendant un moment de loisir :

Apprécie ce qui a été réalisé.

Est-ce que tu as pu te souvenir d’un de tes amis de façon claire et pleine d’affection ? As-tu été heureux qui te vient chaque jour de Dieu à travers la présence d’autrui ? Poursuis en considérant avec bienveillance les membres de ta famille.

Il peut se faire qu’un mauvais souvenir de la même personne t’ait distrait  ou inquiété. Rien n’est parfait ni personne ! Malgré tout, laisse prévaloir dans ton cœur l’affection, l’estime, la reconnaissance. Cela te fera du bien et te disposera à la bienveillance à l’égard de ceux que tu aimes.

Cet exercice m’a donné envie d’appeler une amie que je n’avais pas eue au téléphone depuis longtemps. Je l’ai appelée ce matin longuement et, à la fin, je lui ai dit qu’elle était « un beau cadeau de Dieu pour moi ». Agréable à entendre, non ?

Je vous donne rendez-vous demain.                                                    Elisabeth

Étape 20

Relaxation spirituelle (20)

Le pape poursuit :

« Être heureux, c’est arrêter de devenir une victime et devenir l’auteur de votre destin. C’est traverser les déserts pour pouvoir encore trouver une oasis au fond de  notre âme. C’est pour remercier Dieu pour chaque matin, pour le miracle de la vie. Être heureux ne craint pas tes propres sentiments. C’est pouvoir parler de vous. C’est avoir le courage d’entendre un « non ». La confiance est à l’affût des critiques, même si elles ne sont pas justifiées. C’est d’embrasser vos enfants, de choyer vos parents, de vivre des moments poétiques avec des amis, même s’ils nous blessent. Être heureux, c’est laisser vivre la créature qui vit dans chacun d’entre nous, libre, joyeuse et simple. Il faut avoir la maturité pour pouvoir dire : « J’ai fait des erreurs ». C’est avoir le courage de dire : « Je suis désolé. » C’est avoir la sensibilité de dire : « J’ai besoin de toi. » C’est avoir la capacité de dire : « Je t’aime. » Que votre vie devienne un jardin d’opportunités pour le bonheur. »

Je vous propose aussi ces phrases de la navigatrice Isabelle Autissier qui fut la première femme, en 1991, à accomplir un tour du monde à la voile, en solitaire. Elle est interrogée par le journaliste sur son expérience actuelle de confinement,  seule chez elle.

   « Le peu invite au mieux, et puisqu’il n’y a plus de liberté extérieure, cultivons celle de l’intérieur […] En les passant à cette épreuve de la rareté, les relations humaines prennent leur sens et  leur poids. Elles nous apparaissent pour ce qu’elles sont : l’indispensable moteur des êtres humains […] Voilà le temps coincé entre quatre murs, c’est l’occasion de le saisir, de le goûter autant que faire se peut, de le savourer, de l’emplir de nouveautés ou tout simplement de le laisser couler dans l’écoute d’un chant d’oiseau. »

   Que chacun butine ce qu’il peut… J’avoue avoir du mal avec « La confiance est à l’affût des critiques, même si elles ne sont pas justifiées. » mais peut-être l’un(e) d’entre nous sera-t-il interpellé par cette phrase du pape.

Reprenons notre parcours en essayant de respecter les quatre temps :

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence
  • La prière des gestes

 

  • Exercice spirituel (20) : tes souffrances

   Essaie de te rappeler quelques souffrances, petites ou grandes, dont tu es victime. Ce peut être une souffrance physique, mal à la tête, au dos, aux reins, ou une souffrance morale : angoisse, appréhension, colère latente…

Certaines, parmi ces souffrances, sont inévitables, d’autres non. Elles peuvent venir parfois de ce que, nous connaissant mal, nous nous portons tort à nous-mêmes.

Pourquoi ne pas te rendre attentif à cela et t’arrêter sur ces souffrances, surtout si elles sont fréquentes ou continuelles ?

   Demande au Seigneur de voir si tu peux faire quelque chose dans ce domaine : éviter un excès, une imprudence… parler à temps de ce qui te préoccupe, éviter de te « monter la tête ». Ne demande pas un miracle là où tu peux toi-même prévenir ou modifier les choses.

   Demande la prudence et l’amour bien compris de toi-même. La Bible nous avertit : « Aime ton prochain comme toi-même. » Celui qui se traite mal lui-même ne saurait aimer vraiment les autres.Que le Seigneur t’enseigne, et toi, fais-toi docile à son enseignement.

Dans la journée :

Porte attention, dans la mesure où le Seigneur te le permet, à ce qui te fait souffrir. Cherche ce qui provoque ta souffrance.

   Parfois tu l’accrois en la ruminant, soit que tu t’en plaignes, soit que tu enrages.

Si tu sens que tu l’accentues, coupe court. Du moins essaie, en t’entretenant avec Jésus ou la Vierge et en essayant de faire diversion.

  

Si tu ne peux vraiment rien contre une souffrance, demande patience, décharge-toi d’elle en la confiant au Christ ou à la Vierge…

 

Peut-être peux-tu déjà l’offrir à Dieu pour qu’elle ne demeure pas une douleur vaine ou inutile : tu sais bien que Dieu peut tirer le bien du mal.

 

Le soir : Revois ta journée   et prends conscience du profit que tu en as tiré.

 

Il est certain que tu ne mettras pas fin à tes problèmes en un seul jour… Mais si déjà tu as pu prendre conscience que tu étais beaucoup trop préoccupé de toi-même et de tes malheurs et que tu te laissais aller, tu pourras, peu à peu, à partir de là, avancer vers ta libération. Si c’est nécessaire,  n’hésite pas à consulter un médecin ; tu te renouvelleras intérieurement.

 

Prends congé du Seigneur en récitant lentement un « Notre Père » de façon confiante.

 

   Bon courage à chacun pour entamer cette démarche… Lire et relire les propos du pape peut vraiment nous aider !

                  A demain !                                                                                 Elisabeth

Étape 19

Relaxation spirituelle (19)

   Ce matin, je suis heureuse de vous retrouver et je vous propose de reprendre notre route en compagnie de notre pape François :

   « Vous pouvez avoir des défauts, être anxieux et toujours en colère, mais n’oubliez pas que votre vie est la plus grande entreprise au monde. Seulement vous pouvez l’empêcher d’échouer. Beaucoup vous apprécient, vous admirent et vous aiment. Rappelez-vous qu’être heureux, ce n’est pas avoir un ciel sans tempête, une route sans accidents, un travail sans fatigue, des relations sans déceptions. Être heureux, c’est trouver la force dans le pardon, l’espoir dans les batailles, la sécurité dans les moments de peur, l’amour   dans la discorde. Ce n’est pas seulement de goûter au sourire, mais aussi de réfléchir à la tristesse. Ce n’est pas seulement pour célébrer les succès, mais pour apprendre les leçons des échecs. Ce n’est pas seulement de se sentir heureux avec les applaudissements, mais d’être heureux dans l’anonymat. Être heureux n’est pas une fatalité du destin, mais une réussite pour ceux qui peuvent voyager en eux-mêmes. Être heureux, c’est arrêter de devenir une victime et devenir l’auteur de votre destin. C’est traverser les déserts pour pouvoir encore trouver une oasis au fond de  notre âme. »

   Forts de ce viatique, reprenons tout simplement le chemin, en recommençant chaque jour. Eprouvons-nous de la lassitude ou au contraire sommes-nous heureux de cette reprise? Peut-être est-ce un peu difficile aujourd’hui, si nous avons arrêté pendant ces deux jours, mais nous avons la certitude que c’est en persévérant que nous avancerons…

« Persévérer », après la messe de Pâques au Jour du Seigneur, frère Hubert nous a « offert » le verbe « persévérer » justement ! Il expliquait qu’il avait une signification double : il signifie à la fois « continuer » et « prendre du recul  face aux événements ».

  • Un corps apaisé : (cf Rel. Sp. 3 + 15, 1)

Nous pouvons ajouter un exercice tout simple : debout, nous enroulons lentement les épaules vers l’avant à plusieurs reprises en respirant doucement, puis nous faisons le même mouvement vers l’arrière. C’est une manière de délier le haut de notre corps, souvent noué par les contrariétés, le stress etc…

 

  • Ecouter le silence :

Aidons-nous d’images. Celle de la montagne me parle particulièrement. Son sommet correspond à notre tête, son socle à notre corps positionné en tailleur (ou assis). Visualiser la montagne, c’est prendre conscience de notre stabilité. La montagne change selon les saisons mais, en réalité, elle reste la même. De même les événements nous submergent parfois, mais notre être profond reste le même.

 

  • La prière des gestes : (cf rel 4, 3)

Parvenons-nous à intérioriser les gestes ?

Je suis là, j’accueille, je donne, je m’ouvre, j’implore, j’intériorise, je rends grâce.

Récitons lentement : « Notre Père », invoquons la Vierge.

Préparons l’Exercice spirituel  en chantant ou en récitant à trois reprises :

« Jésus, le Christ, lumière intérieure,  ne laisse pas mes ténèbres me parler !

Jésus, le Christ, lumière intérieure,  donne-moi d’accueillir ton pardon. »  (ton amour, ta joie)

      4) Exercice spirituel (19) : Faire pour les autres

Si tu es prêt à avancer, allons-y !

   Avec l’exercice 6, tu t’es efforcé d’apprendre à « n’infliger à personne ce que tu n’aimerais pas subir toi-même. » Mais dans l’Evangile, Jésus va beaucoup plus loin et nous dit :

« Tout ce que vous désirez que les autres fassent pour vous, faites-le vous-même pour eux. » (Matthieu 7, 12)

Ceci n’est plus une interdiction mais tout un programme, un programme tellement vaste qu’il peut nous donner à penser sans fin.

   Réfléchis ce que cela pourrait signifier pour toi, dès aujourd’hui, et décide de faire sans tarder, (ou à l a prochaine occasion,  si cela ne peut être aujourd’hui), quelque chose que tu désirerais que l’on fasse pour toi.

   Dans la journée :

   Ne laisse pas passer l’occasion ou les occasions. S’il t’arrive de perdre une occasion, au moins prends-en conscience.

   Le soir :

   En examinant la journée, tu te rendras compte sans doute que l’on n’apprend pas en un jour ce que nous enseigne Jésus.

   Forme le désir de conserver quotidiennement tes bonnes dispositions.

Entrevois pour demain, si c’est possible, une autre occasion du même style qu’aujourd’hui.

   Présente-la à Dieu, comme si tu offrais un cadeau, à la manière dont tu l’as fait aujourd’hui.

Si aujourd’hui tu n’as  pas bien réussi, décide, avec plus de conviction quelque chose pour demain qui soit simple et possible.

Je vous retrouve demain. Je vous souhaite une belle journée !                 Elisabeth

Étape 18

Relaxation spirituelle (18)

En ce jour du Vendredi Saint, je vous livre cet éclairage de François Varillon,  Jésuite,  sur la notion de « sacrifice », lorsqu’il parle du « sacrifice de la Croix » :

« Il faut que chacune de  nos libertés adhère au sacrifice du Christ… Nous sacrifier, c’est accéder à la véritable liberté qui est l’amour et que nous contemplons en cet homme flagellé, couvert de sang et de crachats, en disant : « Tout est consommé » (Jean 19, 30) Le sacrifice de l’humanité est offert. C’est fait. Mais tout est à faire […]

   On a réduit le mot « sacrifice » à signifier « privation » : Tu feras le sacrifice de… Toutes les fois qu’on se donne vraiment avec sérieux, il y a privation, c’est évident. Mais ce qui est premier, ce n’est pas la privation. Ce qui est premier, c’est le don, l’action. Il n’y a pas de vie sans don ; car la vraie vie, c’est l’amour, et aimer, c’est toujours mourir. »

                          François Varillon               La Pâque de Jésus (Vivre le christianisme III)

Nous pouvons choisir de faire une pause dans notre relaxation et de reprendre le rythme mardi… Nous pouvons aussi décider de la poursuivre avec une attention accrue en ce temps particulier qui nous oblige à faire l’expérience d’une solitude si éloignée de la communion que nous vivons chaque année, lors des Fêtes pascales. Si vous continuez, sachez que je le ferai avec vous…

Pour notre exercice spirituel quotidien, il nous est proposé de reprendre l’un ou l’autre exercice, à notre convenance ; il ne s’agit donc pas de laisser tomber mais d’approfondir notre parcours !

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence
  • La prière des gestes

       4) Exercice  spirituel : Répétitions

Depuis le douzième exercice, tu es en train d’assimiler quelque chose de fondamental.

Bien que tu en aies déjà tiré un grand profit, il est bon que tu reviennes pendant un, deux ou trois jours sur les étapes déjà parcourues.

Essaie de prendre un temps un peu plus long pour chercher toi-même les points sur lesquels il faut insister davantage.

Quand tu fais, ainsi, des répétitions d’exercices, ne te sens pas obligé(e) de suivre le même ordre que la première fois. Ecoute plutôt tes goûts. Tu peux, par exemple, commencer par le 17ème exercice pour revenir ensuite au 12ème  etc…

L’essentiel est que tu commences la journée avec un seul point à repasser, un point important pour toi.

Au besoin, rappelle-toi que tu peux anticiper la préparation de ta journée,  la veille au soir.

Pendant la journée :

Garde en mémoire le thème retenu : fais en sorte que les suggestions indiquées inspirent tes pensées, tes sentiments, tes activités.

Si cela demeure sans effet, parles-en avec le Seigneur.

Peut-être ne sauras-tu lui dire qu’une seule phrase : mais dis-la de façon humble et sincère, comme quand tu t’adresses à un ami.

 

   Le soir :

   Tu peux aussi faire la comparaison avec ce qui se serait passé dix ou quinze jours avant, dans les mêmes circonstances. As-tu conscience d’une évolution ? Es-tu heureux de cela ? Peux-tu et veux-tu continuer à progresser dans la même ligne ?

Rends grâce à Dieu, demande-lui une foi plus forte, demande-lui pardon aussi. Renouvelle, devant lui, ton désir de faire mieux et ta détermination. Fais-le de la manière qui sera la mieux adaptée ou la plus efficace.

 

Que ces jours dont l’approche nous fait peut-être un peu peur, soient l’occasion de découvertes sur notre chemin d’intériorité, dans des circonstances que nous n’avons pas choisies. Quoi qu’il arrive, nous sommes, comme beaucoup d’autres, seuls mais  ensemble ! Je vous dis à mardi matin !

                                                                                                            Elisabeth

Étape 17

Relaxation spirituelle (17)

Ce matin, tandis que « j’écoutais le silence », j’imaginais, comme souvent, une montagne que je gravissais à l’inspiration, que je descendais à l’expiration. J’imaginais Jésus en prière au sommet. M’est venue l’image de Jésus transfiguré sous les yeux de Pierre, Jacques et Jean, juste avant la deuxième annonce de sa passion.

   A surgi à ce moment le souvenir de ma maman dont la mort était proche : son visage, tandis que j’étais à ses côtés,  s’est éclairé à deux reprises d’un sourire indicible, d’un merveilleux sourire d’éternité ! Elle allait mourir (elle s’est éteinte deux jours plus tard) mais ce sourire me laissait pressentir que son âme, elle, était bien vivante !

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence
  • La prière des gestes

             4) Exercice spirituel : Augmente ma foi

   « Deux aveugles suivaient Jésus. Ils criaient : « Aie pitié de nous, Jésus, Fils de David ! » Jésus étant arrivé à la maison, les aveugles l’abordèrent et il leur dit : « Croyez-vous que je puisse faire cela ? » « Oui, Seigneur », lui disent-ils. Alors il leur toucha les yeux en leur disant : « Qu’il vous advienne selon votre foi. » Et leurs yeux s’ouvrirent. «  (Matthieu, 9, 27-30)

   Les exercices que tu fais développent ta foi.

   Ils t’aident à vivre comme quelqu’un qui croit réellement dans le Christ et en Dieu son Père et notre Père.

Croire est tout autre chose ici qu’avoir ou se faire une opinion : c’est faire totalement confiance.

   Relis maintenant la guérisons des deux aveugles et, comme eux, dis à Dieu que tu crois qu’il prend soin de toi et qu’il est présent à tout ce qui t’est nécessaire. A toi aussi Jésus réponde que Dieu agit et agira en ta faveur selon ta foi.

   Si tu crois qu’il t’aime et qu’il veut ton bien, ta vie change. N’est-ce pas la vérité ?

 

Aujourd’hui

   Vis donc plus conscient de ta foi qu’auparavant. Entreprends la journée, ses diverses étapes, ses défis, dans la certitude que Dieu veille sur toi, que le Christ est avec toi.

 

Le soir :

Regarde comment cette attitude de foi t’aide à te rendre utile aux autres, à les aimer sans excès mais profondément. Rends grâce au Seigneur.

Et s’il n’en va pas ainsi, réfléchis à ce qui t’arrive et prie de la manière que voici :

   « Seigneur, je crois, mais viens en aide à mon manque de foi ! Permets Seigneur que ces exercices portent beaucoup de fruit. »

   Tu peux aussi demander à la Sainte  Vierge de te disposer comme une bonne terre, pour accueillir la Parole de Dieu qui est en train de te transformer doucement, de façon progressive.

 

En ce Jeudi Saint, fête du Sacerdoce, pensons aux prêtres de notre paroisse,  Jean et  Matthieu, à tous les prêtres que nous côtoyons, à ceux qui nous ont aidés un jour, à ceux qui sont morts aussi. Qu’ils sentent que nous sommes avec eux dans les moments heureux comme dans les moments difficiles.

  Je vous dis : « A demain ! »                          

                                                                                                      Elisabeth

Étape 16

Relaxation spirituelle (16)

   Décidément le soleil ne nous quitte pas, ce qui est tout de même bien agréable !

   Ce matin, après la relaxation que je fais au grenier, j’ai ouvert la fenêtre et contemplé, de mon perchoir,  notre quartier, en pensant à la dame d’en face, au monsieur d’à côté, au couple qui habite un peu plus loin, à cette amie qui, à vol d’oiseau, est toute proche, c’est une manière d’être avec les autres malgré le confinement…

   « Seigneur, si tu veux, tu peux me guérir ! » Sans doute faut-il déjà avoir le sentiment qu’on a besoin d’être guéri, pour le demander.

   Petite expérience de ces jours derniers : Prenant conscience du fait que je me tiens mal, je m’entends dire : « Seigneur, redresse ce qui est tordu en moi! » Cette demande m’est revenue à l’esprit toute la journée. Ce qui me paraît intéressant, c’est que la conscience m’est venue de mon corps. Mais de toute évidence ma demande dépassait infiniment mon enveloppe corporelle : « Seigneur, aide-moi à adopter des comportements plus justes, plus vrais etc… » J’ai touché du doigt la richesse de ce passage par le corps pour soigner l’âme.

  • Un corps apaisé :

Cf Exercice ajouté hier : Au lieu de demi-cercles, nous pouvons effectuer, en position debout,  des cercles entiers avec notre tête : nous abaissons la tête de gauche à droite puis nous la dirigeons vers l’arrière pour revenir au point de départ. Nous recommençons ensuite dans l’autre sens (de droite à gauche).

Veillons surtout à ne pas forcer. Il faut que ces exercices nous fassent du bien !

 

  • Ecouter le silence :

« En moi un immense silence, qui ne cesse de croître… » Etty Hillesum

 

  • La prière des gestes :

N’hésitons pas à gestuer le « Notre Père », afin de nous imprégner profondément des mots que nous prononçons… De même pour le « Je vous salue Marie ». Si du moins, nous en ressentons l’envie… Ne jamais se forcer. Trouver « notre » manière de prier.

4) Exercice spirituel (16) : Aimer

   Aimer, voilà donc un grand mot.

   Aimer ceux qui sont dans le besoin nous coûte beaucoup, même si nous allons vers eux pour cela.

Un saint du deuxième siècle proclamait que « le chrétien est quelqu’un qui se rend utile à d’autres. »

Commençons par cela : Es-tu soucieux de te rendre utile aux autres ou au contraire vis-tu complètement centré su toi-même ?

 Aujourd’hui :

   Fais effort pour que ton travail  (ou tes études ou tes loisirs) devienne utile pour d’autres.

   En soi, ton travail est utile aux autres. Mais vouloir qu’il en soit ainsi et agir de ton mieux pour qu’il se réalise avec succès donne plus de signification et plus de saveur à ta vie parce qu’elle la fait ressembler à celle de Jésus.

   Jésus t’enseigne chaque jour à aimer comme lui ou comme la Vierge Marie.

 

Le soir :

   Regarde pour qui, de près ou de loin, tu as été utile aujourd’hui. (L’ouvrier qui travaille dans le textile ou la dessinatrice de mode sont utiles, bien que de loin, à ceux qu’ils habillent.)

   Rends grâce à Dieu et réjouis-toi avec Jésus :

   « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir révélé ces choses aux petits… »

(Matthieu 11, 25)

 

   Une idée pour manifester la Joie de Pâques, si nous avons un jardin.

    Dans une église anglicane de campagne, un  matin de Pâques, en Angleterre ; chaque paroissienne avait apporté un « Jardin de Pâques » : une boîte (ou un couvercle) remplie de terre ou de sable, trois petites croix en bois dressées dans un angle, et une profusion de  fleurs pour manifester la Résurrection. Certains jardins étaient magnifiques et suscitaient les applaudissements de la communauté rassemblée ! Beau souvenir !

           A demain !                                                                                      Elisabeth

Étape 15

Relaxation spirituelle (15)

   « Considérer comment la Vierge, en union avec Jésus, t’accompagne aussi, te soutient en priant pour toi. » Pensons à la prière de Saint Bernard (cf Rel.(6), 3) La prière du corps) :

« Marie… En la suivant, On ne dévie pas ; En la priant, On ne désespère pas ; En pensant à elle, On ne se trompe pas… »

Sentons-nous épaulés.

  • Un corps apaisé :

   Poursuivons lentement, en respirant profondément, nos quatre exercices.

   Nous pouvons ajouter l’exercice suivant : Lorsque nous nous levons, nous restons debout et faisons des demi-cercles en baissant la tête, tout doucement, de  gauche à droite, puis de droite à gauche. Nous le faisons lentement  à plusieurs reprises ; nous dénouons ainsi les tensions qui se logent souvent à ce niveau.

 

  • Ecouter le silence :

« En moi un immense silence, qui ne cesse de croître. Tout autour, un flux de paroles qui vous épuisent parce qu’elles n’expriment rien.

Il faut être toujours plus économe de paroles insignifiantes pour trouver les quelques mots dont on a besoin. »   Etty Hillesum     Une vie bouleversée

 

  • La prière des gestes :

 

  • Exercice spirituel (15) :

Jésus déclare :

« Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » (Jean 13, 34)

 

Comparé aux autres religions, le christianisme demande moins d’efforts et moins de sacrifices mais beaucoup plus d’amour.

 

Jésus était moins austère que Jean-Baptiste (Matthieu11, 18-19) mais il nous a aimés jusqu’au bout et nous a appris à aimer à sa manière.

 

Quand on agit par amour, les choses sont plus faciles et moins coûteuses, surtout quand nous agissons en réponse à quelqu’un qui nous aime.    Essaie de te rappeler, dans l’histoire de sa vie, un geste de Jésus : un acte de compassion, de pardon, une marque d’amitié, de tendresse, de confiance.

 

Ou bien prends de nouveau conscience d’un signe (récent ou plus ancien) de l’amour de Dieu à ton égard : ceci peut concerner ta vie de famille, tes amitiés, des facilités offertes opportunément etc…

 

Durant la journée :

Prends conscience de cet amour de Dieu qui se manifeste en Jésus et rappelle-toi comment tu l’as rencontré à travers d’autres personnes qui t’ont fait ou qui te font du bien. Réjouis-toi de cela et essaye, toi aussi, d’agir à sa manière et de traiter les autres avec le même amour.

 

   Le soir :

   Examine si tu as su reconnaître l’amour de Dieu et de Jésus et vois si cette prise de conscience t’a conduit toi-même à aimer.

   Si tu te rends compte d’une grave lacune sur ce point, reviens un moment sur ce court passage de l’Evangile (Matthieu 8, 2-4) :

« Voici qu’un lépreux vient se prosterner devant Jésus et lui dit : « Seigneur, si tu veux, tu peux me guérir. »Il étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois guéri. »Aussitôt sa lèpre fut guérie. »

 

La lèpre est comme le covid 19, elle fait peur.

Mais regarde ce que fait Jésus, écoute ce qu’il dit. Admire-le et fais de même.

 

   Entraînons-nous les uns les autres. Soyons animés par cet entrain qui nous saisit, quand nous savons que nous allons retrouver des gens que nous aimons et que nous allons vivre un beau moment ensemble. Je vous dis à demain !               

                                                                                                                           Elisabeth

Étape 14

Relaxation spirituelle (14)

   « C’est parce que nous entrons par cette porte de l’intériorité que nous allons vers Dieu ou plutôt que nous nous apercevons que Dieu vient vers nous. Parce que c’est par cet espace-là qu’il vient. »

   Dom Guillaume exprime exactement ce que nous essayons de vivre… Nous voici prêts à continuer notre chemin : nous expérimentons un peu plus chaque jour comme notre corps, loin d’être un obstacle à la prière, nous aide au contraire à la vivre de l’intérieur et non du bout des lèvres. D’où l’importance de nous sentir bien, d’adopter une position confortable.

  • Un corps apaisé :
  • Ecouter le silence
  • La prière des gestes

 

4) Exercice spirituel (14) : Nos pesanteurs

  Jésus déclare : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger. (Matthieu 1, 28-30)

Ces paroles ne disent pas que la vie va devenir merveilleuse tout de suite pour ceux qui suivront Jésus.

Il y a un joug. Il existe des pesanteurs qui rendent difficile notre marche.

Mais le joug que nous propose Jésus, celui qu’il portera avec nous, est un joug léger ; surtout si nous le comparons avec les jougs que d’autres hommes nous imposeraient ou avec les jougs dont nous nous chargeons nous-mêmes.

Aujourd’hui :

. Si tu es tenté de mollesse, accueille de la main du Seigneur le travail de ce jour et porte-le avec lui : tu te rendras compte que ce n’est pas chose si difficile.

. Si tu as tendance à être actif et soucieux de tes responsabilités, confie-lui tes préoccupations, allège-toi et permets-lui de te rendre léger.

. De toute façon, en tout ce que tu fais, entreprends avec lui, continue avec lui et termine avec lui. Demande-lui la grâce pour cela ; ensuite il suffira que, par moments, tu  te souviennes de ce que tu as lu ou médité au départ, le matin. Ces pensées rapides seront comme des sortes d’étincelles… A moins que tu ne disposes de plus de temps. Dans ce cas il est bon de passer quelques minutes à reprendre les réflexions du matin.

En terminant la journée :

Pèse ou évalue la manière dont s’est déroulée pour toi cette journée qui s’achève.

Rends grâce à Jésus et à Dieu son Père pour tout  ce qui t’arrive.

Si les choses n’ont pas été ce que tu aurais souhaité, dispose-toi à reprendre la même expérience, le même exercice, une fois encore ou davantage.

Une variante utile de cet exercice peut consister à considérer demain comment la Vierge, en union avec Jésus, t’accompagne aussi, te soutient en priant pour toi etc….

 

     Je vous souhaite une bonne journée. Nous poursuivons notre démarche avec d’autant plus d’enthousiasme que nous montons tous ensemble vers la Fête de Pâques.

       A demain !                                                                               Elisabeth

Étape 13

Relaxation spirituelle (13)

« Laissons-nous saisir par la proposition de Dieu, la sienne est une  caresse d’amour ».

   Souvenez-vous, ce n’est pas moi qui le dis, c’est le pape François (cf Relax. Spir. (pause 2).

   Je suis très heureuse de vous retrouver en ce lundi matin, d’autant plus que j’ai l’impression que nous entrons dans une phase passionnante de nos Exercices spirituels. La proximité avec Jésus qui est toujours tout proche mais dont nous ne voyons pas la présence à nos côtés. Justement, en cette semaine de préparation à la fête de Pâques, nous prenons le temps de nous rendre présents à lui.

  • Un corps apaisé :

L’une d’entre nous me disait hier que la relaxation nous permet d’entrer beaucoup plus facilement dans la prière, elle est vraiment ce sas qui nous conduit en nous-mêmes, là précisément où il nous attend.

  • Ecouter le silence :

Une précision : J’ai adopté la position en tailleur et je m’y sens de mieux en mieux mais avec quelques aménagements : Je m’assois sur un coussin assez épais, dos au mur, les jambes repliées en losange (mes  plantes de pieds se touchent). Que chacun s’installe le plus confortablement possible ; il faut surtout se sentir bien, pourquoi pas    assis(e) sur une chaise ou allongé(e) ?

  • La prière des gestes :

   En priant de cette façon ce matin, j’ai pris conscience que le « merci » est primordial. Pourquoi ? Parce que, lorsque je dis « merci » à quelqu’un, je reconnais que sa présence, son aide, sa parole etc… me sont précieuses et que, sans lui, je pourrais vivre certes, mais il me manquerait cette richesse qu’il me donne. Cette attitude n’est-elle pas essentielle face au Seigneur : « Oui, je reconnais que je ne me suffis pas à moi-même ! » Le « creux » qui est en moi a besoin d’être rempli de ta Présence ! 

 

      4) Exercice spirituel (13) : Être avec Jésus

Jésus déclare : « Qui n’amasse pas avec  moi, dissipe. » (Luc 11, 23)

Cette phrase est une vraie provocation.

Nous essayons tous de tirer quelque bénéfice de la vie : connaissances, affections, richesses, bien matériels, satisfactions.

Jésus nous affirme : « Qui n’amasse pas avec moi, dissipe. »

Que veut-il dire ?

Demande-toi quel profit tu peux retirer de cette parole ?

Aujourd’hui :

Essaie de voir s’il t’importe vraiment, jour après jour, heure après heure, d’être avec Jésus.

Comme quelqu’un marche avec un autre et l’emmène partout avec lui, soit en réalité, soit par la pensée.

En fait, c’est Jésus qui est partout avec toi, même si tu ne le sais pas ou si tu ne le cherches pas.

Faute d’attention ou d’intérêt pour lui, tu risques de perdre tous les avantages de sa présence et surtout de n’avancer qu’à l’aveuglette, dans la nuit.

Fais bien attention !

Il n’est pas question de te laisser distraire à chaque seconde de ce que tu fais par la pensée de Dieu ou du Christ.

   Il s’agit seulement de laisser sa présence et sa parole t’illuminer, te guider et orienter tes actions et tes désirs.

Le soir :

Rappelle-toi : « Qui n’amasse pas avec moi, dissipe ! »  Essaie de rappeler toute ta journée.

Quel goût en gardes-tu ? Quel goût conserves-tu de ta vie en général jusqu’à maintenant ? Ne crains-tu pas d’avoir été souvent dissipé et comme éparpillé ?

Par ces exercices, tu es en train d’essayer de faire le nécessaire pour que cela change.

Demande pardon pour le passé. Rends grâce pour ce qui est en train de changer et laisse grandir tes désirs de mieux faire.

   Nous voici repartis courageusement pour une nouvelle semaine. Je vous laisse en compagnie de Dom Guillaume, ancien abbé du Mont-des-Cats :

« C’est un peu étrange que cette crise tombe au moment du Carême. Au fond, c’est bien la première fois que nous vivons un vrai carême en quarantaine. Peut-être est-ce pour nous rappeler que ce qui fait l’essence même de toute existence humaine, ne réside pas dans ce que nous faisons, dans nos responsabilités, mais dans ce que nous sommes au plus profond de nous-mêmes. Il est important de nous rappeler à cette réalité profonde de notre être. C’est parce que nous entrons par cette porte de l’intériorité que nous allons vers Dieu ou, plutôt, que nous nous apercevons que Dieu vient vers nous. Parce que c’est par cet espace-là qu’il vient. »     (La Croix 3 avril 2020)                                       

                                                                               A demain !                                Elisabeth

 

Relaxation spirituelle (pause 2)

Parvenus au terme de la semaine, nous nous arrêtons sur la proposition d’hier (Exercice 12) : sans entrer dans les détails, essaie de voir, si, quelquefois dans ta vie, tu as entendu ce que disait Jésus.

Peut-être des phrases de l’Evangile nous sont-elles venues en grand nombre à l’esprit ? Notons-les, afin de les retrouver tout au long de cette Semaine Sainte  qui s’annonce.

Le pape François poursuit : « Quelqu’un parmi nous peut peut-être penser : mon péché est tellement grand […], je n’ai pas le courage de retourner, de penser que Dieu puisse m’accueillir et qu’il m’attende, moi. Mais Dieu t’attend, toi, il te demande le courage de venir à lui. […]

Que de propositions mondaines entendons-nous autour de  nous, mais laissons-nous saisir par la proposition de Dieu, la sienne est une caresse d’amour… »

    Essayons de vivre ce temps de pause à l’écoute de Jésus.

Nous reprenons nos trois temps :

  • Un corps apaisé
  • Ecouter le silence
  • La prière des gestes

 

Pour le quatrième temps, revenons aux exercices des jours derniers et surtout à l’écoute, en nous, de la Parole de Jésus.

 

Vous souhaitant de vivre le mieux possible ce samedi confiné et ce premier jour de la semaine, Fête des Rameaux, en union avec tous les chrétiens de la paroisse, je vous donne rendez-vous lundi , pour la poursuite de nos Exercices spirituels.

Elisabeth

Étape 12

Relaxation spirituelle (12)

« Je suis un pécheur sur lequel le Seigneur a posé son regard. » dit le pape François. Il évoque souvent la confession qu’il a vécue, le 21 septembre 1953, dans sa paroisse à Buenos Aires, et qui lui a fait découvrir de façon décisive la miséricorde de Dieu et son appel.

    « Souvenons-nous de cela dans notre vie de chrétiens : Dieu nous attend toujours, même quand nous nous sommes éloignés ! Lui n’est jamais loin, et si nous revenons à lui, il est prêt à nous embrasser. […] Dieu nous attend toujours, il ne se fatigue pas. Jésus nous manifeste cette patience miséricordieuse de Dieu pour que nous retrouvions confiance, espérance, toujours ! » (Homélie à la Basilique Saint-Jean-de-Latran  pour le dimanche de la Divine Miséricorde 2013)

  • Un corps apaisé

 

  • Ecouter le silence

 

 

  • La prière des gestes :

Peut-être n’éprouvé-je plus le besoin de dire les mots de cette prière toute simple mais qui touche à l’essentiel ; peut-être mes gestes expriment-ils profondément ce que j’ai dans le cœur !

 

Les mains devant ma poitrine, je suis en présence du Seigneur,

Les mains ouvertes, j’accueille ce qu’Il me donne,

Les mains en avant, je donne à  mon tour,

Les bras ouverts,  je m’ouvre,

Les mains tendues vers le Ciel, j’implore,

Les mains posées sur mon front, mon visage, mon corps, j’intériorise,

Les mains jointes, je remercie.

 

      4) Exercice spirituel (12) : Jésus nous parle

   Si tu es prêt à continuer, arrête-toi un moment sur ces paroles de Jésus. Elles concluent le sermon sur la Montagne (Matthieu 7,24-27)

« Quiconque écoute ces paroles que je viens de dire et les met en pratique, peut se comparer à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc… Et quiconque entend ces paroles et ne les met pas en pratique peut se comparer à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. »

   Sans entrer dans les détails, essaie de voir, si, quelquefois dans ta vie, tu as entendu ce que disait Jésus : Rarement? Parfois? Souvent ? Habituellement ?

 

   Pendant la journée :

De temps à autre, rappelle-toi quelques paroles de Jésus qui t’ont marqué(e) ou qui ont réveillé en toi de bons désirs. (Peu importe si ta mémoire n’a pas retenu tous les détails.) Il peut être utile de noter les phrases dont tu gardes le souvenir.

Le soir :

Examine le résultat de ta récolte de phrases évangéliques : es-tu satisfait ? Déçu ?

Relis la phrase de Jésus, que tu as lue ce matin. Parle-lui de ce que tu découvres.

Tu peux aussi t’entretenir avec la Vierge Marie, elle qui a entendu, comme personne d’autre au monde, la parole de Dieu et l’a vécue.

 

Remarquons que nous avons la chance, à l’approche de la Semaine Sainte, de vivre une démarche particulière : si Dieu est toujours là, souvent nous, nous sommes dispersés, éloignés, aux abonnés absents. En poursuivant cet itinéraire, malgré notre lassitude, notre découragement peut-être,  nous nous rendons disponibles à son Esprit. Souvenons-nous de Saint Augustin : « « C’est que vous étiez au-dedans de moi, et moi, j’étais en dehors de moi !…Vous étiez avec moi et je n’étais pas avec vous. »

 

A demain ?

Elisabeth

Étape 11

Relaxation spirituelle (11) :

Le soleil est encore là ce matin, réjouissons-nous qu’il nous accompagne  en ces jours un peu particuliers. Bonjour !

Sur l’importance du pardon, voici une réflexion qui peut nous aider, Michael Lonsdale poursuit son commentaire du « Notre Père ».

« Et le passage le plus long de la prière nous parle de pardon : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Nous ne pouvons pas faire d’économie du pardon. Jésus l’a inscrit au cœur même de la prière  qu’il  nous lègue. Parce que le pardon est source de guérison. Sans le pardon, nous sommes rongés, détruits de l’intérieur. C’est prodigieux de pardonner ou de recevoir le pardon. (…) Et ça commence avec soi-même. Le pardon n’est pas une excuse ou une faiblesse : c’est nous reconnaître tels que nous sommes, nous dépouiller de tous les artifices, et nous présenter devant Dieu. Le pardon va nous réconcilier avec nous-mêmes et nous rendre notre capacité d’aimer. Car aimer l’autre commence par s’aimer soi-même ! C’est le commandement que nous a laissé Jésus. Or, il y a tant de gens qui ne s’aiment pas… Pourquoi donc ? Comment en sont-ils arrivés là ? Une espérance déçue suffit parfois à blesser terriblement. Au fond d’eux-mêmes quelque chose s’est brisé, leur laissant croire qu’ils ne valent rien, qu’ils ne feront jamais rien de bon. C’est une douleur profonde : il se crée alors un petit cancer de l’âme… Celui qui ne s’aime plus, comment peut-il aimer les autres ? »   Jésus, j’y crois

  • Un corps apaisé :

 Poursuivons nos exercices de relaxation. N’hésitons pas à prendre plusieurs respirations  entre les exercices, prenons notre temps. Visons la respiration la plus profonde possible. Aucune rentabilité mais une attention portée aux mouvements lents et à la respiration.

 

  • Ecouter le silence :

Parvenons-nous à nous accorder ce moment de silence quotidien ? Il est d’autant plus indispensable que nous sommes en général plongés dans le bruit continuellement. Il est sûr que cette période peut nous aider à « goûter le silence ». Peu de voitures, aucun klaxon, un rythme de vie ralenti : autant de conditions qui, généralement, sont celles d’une retraite spirituelle.

 

  • La prière des gestes :

Une erreur s’est glissée dans le chant : « Jésus-Christ, lumière intérieure » et non « éternelle ». Cette lumière intérieure qui nous éclaire à ce moment où nous essayons de voir clair en nous, en pratiquant les Exercices spirituels selon saint Ignace.

 

  • Exercice spirituel (11) : Faisons le point

   Dans les jours qui ont précédé, tu as pu t’exercer dans divers domaines :

– l’usage de la parole

– l’usage du regard

– l’usage de la mémoire

– l’attention à la présence de Dieu

– l’attention à ne pas causer de tort aux autres et à la nécessité de pardonner

– l’apprentissage du dialogue familier avec Dieu.

 

Ce serait étonnant que tout se soit très bien passé.

 

Si tu as dû reprendre un exercice ou l’autre plusieurs fois, c’est très bien.  Il est probable que tu auras encore à revenir sur certains.

 

   Maintenant évoque à nouveau tout ce qui a été réalisé, afin de l’évaluer.

Fais cela sans mépris pout tes efforts et pour la grâce de Dieu, mais également sans orgueil.

   Rends grâce pour tous les bons résultats et dispose-toi à reprendre une ou plusieurs fois les exercices qui n’ont pas atteint un résultat suffisant.

 

   Tu peux également imaginer d’autres exercices semblables pour compléter ce qui a déjà a été obtenu.

 

Prépare-toi à prendre aujourd’hui l’exercice qui t’a paru le plus important. Tu peux également en prévoir l’un ou l’autre pour les jours suivants.

 

Aujourd’hui et, si nécessaire, durant les jours à venir, pour reprendre les exercices déjà faits, procède dans la journée comme tu l’as déjà appris.

 

Ce soir :

   Revois la journée en fonction de l’exercice que tu as choisi. Rends grâce ou demande pardon selon ce qu’il en a été.

 

   Nous constatons qu’aujourd’hui, nous approfondissons notre démarche en faisant le point. Pas de nouvel exercice mais une attention au « résultat ». Sommes-nous parvenus à l’attitude que nous recherchions ou devons-nous renforcer notre vigilance sur un point précis ? Que chacun prenne un petit (ou grand) moment pour faire le bilan de cet itinéraire accompagné.

   Je vous donne rendez-vous demain, en espérant que la lassitude ne vous ait  pas fait abandonner notre itinéraire spirituel. Je confirme qu’aujourd’hui encore, j’ai eu plus de mal à m’y mettre que la semaine dernière. Ne lâchons pas !       Elisabeth

Étape 10

Relaxation spirituelle (10)

Bonjour ! Je tends de nouveau le micro à M. Lonsdaele :

« Comme nous sommes ridicules avec  nos longs discours ! Le Notre Père nous livre l’essentiel. A nous de le reprendre, de le ressasser, de le prier sans cesse pour que « sa volonté soit faite. »

Il y aurait beaucoup à dire sur cette prière que nous a donnée Jésus… Ce qui est frappant, c’est qu’il nous invite à prier ensemble : nous nous adressons à « Notre Père », ce n’est pas seulement une affaire personnelle entre Dieu et moi. J’aime cette expression collective qui nous associe dans la prière. » (Jésus, j’y crois)

Reprenons nos quatre temps. J’avoue que, ce matin, j’ai eu du mal à me motiver, peut-être est-ce l’effet du changement d’heure…

  • Un corps apaisé

 

  • Ecouter le silence

 

 

  • La prière des gestes :

 Nous pouvons reprendre, à trois reprises,  le chant :

« Jésus, le Christ, lumière éternelle,

Ne laisse pas mes ténèbres me parler…. » (cf Relax spir. (8) , 3)  La prière des gestes )    

 

                                                

4) Exercice spirituel (10) : Pardonner

Il se pourrait bien que l’exercice précédent t’ait plongé dans l’inquiétude au sujet du « comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. »

Pour certains chrétiens, pendant longtemps,  il n’est pas possible de prononcer ces mots car ils ne sont pas assurés de pouvoir pardonner à ceux qui leur ont fait du tort. Ne serait-ce pas ce qui t’arrive également ?

Si tu es dans ce cas, ne va pas te mettre en colère contre toi. Mais ne te dis pas non plus que ça n’a aucune importance. Prends conscience qu’il y a des étapes dans le pardon chrétien :

– En premier lieu, ne pas se venger, en allant jusqu’à renoncer au désir de se venger.

– En second lieu, vouloir le bien de la personne qui m’a fait du tort et prier pour elle.

– En troisième lieu, rendre le bien pour le mal, quand l’occasion se présente.

– En quatrième lieu et, si Dieu le veut et nous le donne, oublier complètement les torts et agir à l’avenir comme s’ils n’avaient jamais eu lieu.

 

Prie et demande simplement, à partir de ton état actuel, de pouvoir vivre au moins la première étape du pardon.

Si tu es déjà dans la première étape, demande la seconde ou la troisième.

Prie sans cesse, et demande de pouvoir progresser vers l’étape suivante, afin d’arriver toujours à  une attitude meilleure.

Ce que tu demandes dans la prière, exerce-toi à le vivre sincèrement aussi.

Si les torts sont récents, prends patience. Laisse à ton cœur un peu de temps. Mais, sous aucun prétexte, ne te laisse aller à la rancœur et au ressentiment.

Prie à nouveau la même phrase qu’hier du Notre Père et ajoute, si tu veux, « ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal »

Dans la journée : S’il t’est donné l’occasion de pardonner un tort, fais-le. Du moins essaye !

Si tu ne peux pas encore, tâche au moins de te taire au lieu de récriminer et de faire reproche à quelqu’un qui t’offense ou te blesse.

Le soir : répète l’exercice du matin.

De plus, examine si quelque chose qui ressemble à un pardon que tu aurais donné, est survenu au cours de la journée. Si oui, humblement rends-en grâce.

 

Portez-vous bien et prenez soin de vous !                                  Elisabeth

Étape 9

Relaxation spirituelle (9)

Bonjour !

  La prière du cœur (cf Relaxation (3), 2) Ecouter le silence), parlons-en.

Je laisse la parole à Michael Lonsdaele : «  Saint Paul nous invite à « prier sans cesse »…. J’ai longtemps eu du mal à comprendre cette parole. C’est très perturbant ! Et puis j’ai découvert la prière du cœur, ce qu’on appelle d’un nom savant « l’hésychasme. » … J’ai monté un spectacle à partir des Récits d’un pèlerin russe. Ce texte écrit au XIXème siècle, dont on ignore qui en est l’auteur, est un trésor spirituel de l’orthodoxie…Ce pèlerin a-t-il vraiment voyagé ou bien est-ce le récit imaginaire de cette quête auprès des moines et des ermites ? Toujours est-il que ce pauvre en chemin qui cherche à comprendre Dieu, reçoit le secret de la « prière du cœur » d’un starets, un maître. Il s’agit de réciter lentement et sans fin une prière toute simple : « Seigneur Jésus, fils du Dieu vivant, aie pitié de moi, pécheur »….Saint Séraphin de Sarov pratiquait l’hésychasme. La répétition continuelle de la même phrase se conjugue à la respiration. Petit à petit la prière oxygène mon âme. Non seulement j’entre dans le cœur de Dieu,  mais c’est toute la journée qui en est irriguée, mon regard sur les autres est transformé. Chacun peut essayer : c’est très facile !   Jésus, j’y crois

  • Un corps apaisé : Reprenons lentement nos quatre exercices.
  • Ecouter le silence :

Nous pouvons, à la fin de ce temps, reprendre, si nous le désirons, cette « prière du cœur ».

 

  • La prière des gestes

    

           4) Exercice spirituel (9) : Parler avec Dieu

Tu peux être surpris par la suggestion insistante de converser familièrement avec Dieu.

Peut-être trouves-tu cela tout à fait nouveau ?

Beaucoup pensent que la prière consiste à réciter des formules apprises par coeur et rien de plus. Cette récitation s’appelle la prière vocale. Elle est une des manières de prier.

Mais il y a bien d’autres manières et nombreuses de prier. Tu pourras en faire l’apprentissage, progressivement, dans les jours qui viennent. C’est là un des buts des exercices que tu es en train de faire.

Aujourd’hui, voici ce que tu vas essayer de faire :

   Trouve un moment tranquille et un lieu où personne ne te dérange.

De toute façon isole-toi mentalement et prends conscience du regard de sympathie de Dieu sur toi, comme un père ou une mère qui assiste aux apprentissages de son enfant.

Ensuite prie lentement :

« Notre Père…pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. » (Luc 11,4)

Ouvre les yeux ! Remarque bien, d’abord, « Père » et « Notre Père ».

Laisse venir à ton esprit et monter à ton cœur tout ce que ces mots te suggèrent et te rappellent de bon.

Il se pourrait qu’avec cela tu aies occupé tout le temps dont tu disposais. Si c’est le cas, c’est très bien.

Sinon poursuis avec « pardonne… » et laisse venir de même les pensées et les sentiments que ces paroles provoquent en toi.

Quand tu auras terminé, reprends lentement une fois toute la phrase et trace le signe de la croix lentement sur toi.

Est-ce si difficile de passer de la récitation mécanique à une manière de prier plus personnelle ?

Dans la journée :

Laisse revenir spontanément à l’esprit ce qui a été fait le matin. Il suffit de quelques secondes de temps à autre.

Fais de même le soir.

Dans les jours qui viennent, tu pourras faire le même exercice avec d’autres phrases du « Notre Père »  ou du « Je vous salue Marie ».

Bonne chance pour cette journée !                                            Elisabeth

Étape 8

Relaxation spirituelle (8)

   Comme j’ai aimé l’homélie de ce matin sur France 2 ! Ce rosier, planté près de la tombe d’un enfant, peut nous accompagner toute cette semaine, à l’approche de la Fête de Pâques,  comme signe de notre foi en la Résurrection! Et cette recommandation, à la fin de la messe,  de nous « supporter » les uns les autres, dans les deux sens du terme, me paraît tellement adaptée à notre situation. Peut-être sommes-nous un peu découragés, alors que nous entamons cette troisième semaine de confinement, et entendre ce prêtre nous dire à demi-mots que oui, on peut parfois avoir du mal à vivre ensemble et que cela demande un effort, mais aussi qu’il nous faut nous soutenir mutuellement, m’a donné du courage.

   Nous reprenons aujourd’hui notre route avec le 8ème exercice : nous porterons notre attention sur nos mains. Là aussi, je suis particulièrement touchée parce que je déplore souvent l’état de mes mains que je trouve ridées, à tel point que j’ai tendance à les cacher… Avec ce « nouveau regard », je vois mes mains comme des outils tellement précieux dont les rides sont le témoignage qu’elles ont bien servi, qu’elles ne sont pas restées inertes pendant toutes ces années ! Alors on y va ?

 

  • Un corps apaisé :

Reprenons nos quatre exercices. Loin d’être ennuyeuse, cette répétition devrait me conduire à vivre ce temps comme un sas d’entrée dans la prière. Pas besoin d’efforts de mémorisation, ils coulent de source et me conduisent au silence intérieur.

 

  • Ecouter le silence :

Le rythme régulier de ma respiration m’aide. Personnellement, je suis en tailleur, le dos au mur,  et je visualise une montagne enneigée dont le sommet forme le haut d’un triangle comme ma tête par rapport au reste de mon corps….

 

  • La prière des gestes :

Depuis plusieurs jours, je termine cette prière par ce chant que je reprends 3 fois:

Jésus, le Christ, lumière éternelle,

Ne laisse pas mes ténèbres me parler !

Jésus le Christ, lumière éternelle,

Donne-moi d’accueillir ton pardon ! (1ère fois)

             Donne-moi d’accueillir ton amour ! (2ème fois)

             Donne-moi d’accueillir ta Joie ! (3ème fois)

Je trouve ces paroles adaptées à ce moment qui précède l’exercice spirituel  qui est un temps de lucidité : nous tentons de voir clair en nous, de faire la lumière sur nos comportements.

 

4) Exercice spirituel (8)

Ce matin :

Regarde tes mains.

Prends ton temps.

Ne t’attarde pas aux lignes de la paume. Elles disent ce que nous voulons leur faire dire.

Observe  comment elles  agissent.

Mets-les en mouvement, lentement, dans toutes les directions.

Emerveille-toi devant ce prodigieux outillage. Rends grâce à Dieu pour tes mains.

 

Observe-les à nouveau.

Qu’elles soient pleines de finesse, marquées de gerçures ou de cals, elles témoignent d’une bonne partie de ton histoire : tes croissances, tes apprentissages, ton travail, tes rencontres, peut-être tes combats, tes affections, tes accidents.

   Rappelle-toi tout ce que tu leur dois. Traite-les bien et prends soin d’elles.

Si, d’aventure, elles t’ont joué de mauvais tours, pardonne-le leur.

Qui leur a permis ou imposé de commettre le mal ?

« Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme. (Marc 7, 15)

Dans la journée :

A un moment ou à un autre, souviens-toi de ce que tu as accompli pendant la matinée.

Sois attentif au travail de tes mains comme au service qu’elles te rendent.

Le soir :

Reprends tranquillement l’exercice du matin.

 

Bon courage à nous tous et bonne semaine à chacun ! 

Elisabeth

Ce We

Relaxation spirituelle  (pause)

Mea culpa !

En  relisant le texte d’hier, je  remarque la faute de frappe que j’ai commise dans le texte de saint Augustin, je pense que vous l’avez rectifiée de vous-même : « C’est que vous étiez au-dedans de moi, et, moi, j’étais en dehors de moi !…Vous étiez avec moi et je  n’étais pas avec vous. »

 J’en suis désolée… Le texte est si beau et si profond !

Pour ce week-end, je propose que nous poursuivions la route en nous autorisant une petite pause.

Conservons, si nous le souhaitons,  les 3 premiers temps :

– Un corps apaisé,

– L’écoute du silence

– La Prière des gestes.

Ne rompons pas un rythme qui commence à ressembler à celui d’une belle croisière…. Certains cependant éprouvent  peut-être le besoin de suspendre jusqu’à lundi, qu’ils n’hésitent pas ! Moi, je me connais, il ne vaut mieux pas que je m’arrête… car ce me sera plus difficile ensuite.

Pour les Exercices, en revanche, je vous invite à ne pas en ajouter de nouveau mais à revenir plutôt sur ceux de la semaine écoulée. Nous pouvons les relire et en choisir un ou deux : le silence, l’écoute, le regard, le fait de penser à Dieu, Dieu, ton compagnon, Faire aux autres comme pour toi, ta mémoire.

Celui qui ne va pas de soi pour nous, essayons de le remettre en œuvre afin de progresser dans la voie proposée par saint Ignace.

En union avec toute la paroisse, en particulier dimanche lors de la célébration de la messe.

Je vous donne rendez-vous lundi pour poursuivre notre route….

Elisabeth

Étape 7

Relaxation spirituelle (7)

Bonjour à vous ! Avez-vous bien dormi ?

« Mais une heure de paix, ce n’est pas si simple.»

Partageons-nous ce point de vue avec Etty ? Pas toujours facile… « Le fatras » de soucis, de pensées, d’inquiétudes qu’elle évoque, est sans doute parlant pour nous aussi. Cela dépend des jours, il est vrai. La relaxation peut être un moyen, parmi d’autres, pour se libérer de toutes ces petites choses  qui nous occupent l’esprit et nous empêchent  d’être disponibles.

Nous reprenons courageusement notre parcours, envisageons en effet ce moment où nous sommes obligés de rester à la maison, comme un chemin qui nous conduit à la rencontre de notre intériorité. Une nuit, lors d’un office monastique au Mont des Cats, j’ai été saisie par cette phrase de Saint Augustin qui s’adresse au Seigneur :

« Tard je vous ai aimée, Beauté si ancienne et si nouvelle, tard je vous ai aimée. C’est que vous aidiez au-dedans de moi, et, moi, j’étais en dehors de moi ! Vous étiez avec moi et je n’étais pas avec vous…Vous m’avez appelé, vous avez crié et vous êtes venu à bout de ma surdité…Vous m’avez touché et je brûle du désir de votre Paix. »

 

  • Un corps apaisé :

Poursuivons paisiblement nos exercices de relaxation en insistant sur … la lenteur et la concentration. En observons-nous les bienfaits ?

  • Ecouter le silence :

Peut-être, s’il ne fait pas trop froid le matin, pouvons-nous ouvrir la fenêtre, peu de bruit actuellement, juste le chant de la nature : quelques oiseaux.

 

  • La prière du corps (ou des gestes):

Peut-être ai-je inventé d’autres gestes  qui m’aident à exprimer cette prière qui ne se limite pas à des mots mais qui implique tout mon être.

 

  • Exercice spirituel n° 7 : Ta Mémoire

Déjà, tu as essayé de prendre conscience de ta pratique du regard. (exercice 3)

Maintenant tu es invité à examiner l’usage de ta mémoire.

Demande la grâce d’être perspicace.

Dans la journée :

Il ne s’agit pas de censurer ta mémoire.

Simplement prends conscience de ce que charrie ta mémoire ou de ce qui surgit dans ta mémoire, heure après heure, durant la journée et peut-être aussi la nuit.

 

A midi ou à un moment de pause dans tes activités ou le soir, en te couchant :

 

Remets-toi en mémoire avec précision ce dont tu as été préoccupé aujourd’hui, pendant le travail ou le repos, pendant que tu mangeais, marchais ( ?) etc…

 

As-tu su tirer profit d’une faculté aussi utile que la mémoire ?

Te rend-elle service pour ton travail, tes études, ta culture, ta joie, pour renforcer tes attachements, pour te former un jugement sur les événements ?

Ou bien as-tu l’impression de ne l’employer qu’à retenir des choses futiles ? A moins qu’il n’y ait un peu de tout dans ta mémoire aujourd’hui ?

Au fond de toi-même, de quel côté vont tes préférences. Quels souvenirs souhaiterais-tu conserver dans ta mémoire, de préférence ? Pourquoi ne pas envisager de l’utiliser demain dans ce sens ? Le feras-tu ?

 

Demande cette grâce à Dieu.

 

Dans le champ de ce que tu as observé aujourd’hui ou dans un autre domaine, si tu aperçois un progrès désirable possible, entreprends-le, poursuis-le plusieurs jours  si nécessaire, et examine le résultat chaque soir devant Dieu, en t’entretenant avec lui sans te décourager ni verser dans l’orgueil.

Le matin, quand je ressens un peu de flemme, je pense à celles et ceux qui peut-être sont sur le même chemin que moi…et cette pensée me donne du courage.

Je vous souhaite une journée pleine de paix.

Elisabeth

Étape 6

Bonjour à tous !

« Toute la journée, je vais me tenir dans un coin de cette grande salle de silence qui est en moi »

Cette phrase d’Etty Hillesum que je vous ai communiquée hier, est peut-être particulièrement parlante pour certains, peut-être difficile pour ceux qui vivent actuellement, dans la promiscuité. Je vous livre en écho aujourd’hui ces propos d’un dominicain, Benoît Ente, lus dans la Croix (p. 3) : Réorganiser son temps à Dieu chez soi, c’est aussi l’opportunité de gagner en autonomie dans la foi et de « redécouvrir la présence de Dieu en soi….C’est redécouvrir que le premier lieu de la prière est notre corps et qu’on peut faire de notre domicile un vrai lieu de recueillement…. »

Je pense que cela va dans le sens de ce que nous essayons de vivre.

  • Un corps apaisé

J’insiste encore sur la lenteur des mouvements. Nous pouvons inspirer, puis expirer, et marquer une petite pause (1-2), poumons vides, de manière à ce que l’inspiration soit encore plus profonde ensuite.

L’expiration peut se faire par le nez ou par la bouche. Si j’expire par le nez, je la prolonge, c’est donc un moyen de faire l’exercice encore plus lentement.

Que chacun voie ce qui lui convient le mieux.

 

  • Ecouter le silence (voir relaxation 3)

 

  • La prière du corps (voir relaxation 4)

Je vous propose de redire, en cette fête de l’Annonciation, cette belle prière que Jean nous avait fait connaître lors d’une de ses homélies :

Marie…

En la suivant,

              On ne dévie pas ;

En la priant,

              On ne désespère pas ;

En pensant à elle,

               On ne se trompe pas.

 

Si Elle te tient pas la main,       

                Tu ne tomberas pas ;

Si Elle te guide,

                  Tu ne connaîtras pas la fatigue ;

Si Elle est avec toi,

                  Tu es sûr d’arriver au but.  

Saint Bernard

 

 

  • Exercices spirituel n°6 : Faire aux autres comme pour toi

« N’inflige à personne ce que tu n’aimerais pas subir. » (Tobie, 4, 15)

 

Réfléchis et demande-toi sincèrement ceci : « Est-ce que je n’ai pas des comportements envers les autres en général ou envers quelqu’un en particulier, qui me seraient désagréables, si on les adoptait à mon égard ?

 

Dispose-toi à vivre cette journée en évitant d’agir ainsi.

 

Pendant la journée :

Tâche, d’éviter de tels comportements.

 

Le soir :

– Si tes efforts ont porté, rends grâce à Dieu et tâche d’agir de même à l’avenir.

Cela ne vaut-il pas la peine de nous rendre la vie moins lourde les uns aux autres ?

– Si tu sens que tu n’y es pas arrivé, prends patience, cela viendra…

 

Lorsque tu veux parler à Dieu, le remercier, commence toujours par te rendre présent à lui, comme tu l’as fait ce matin.

 

S’il t’est difficile de te concentrer, reprends le premier exercice (1) maintenant ou demain matin.

  • Rappel : Rends-toi attentif à une seule image ou à un seul sentiment, ou à une seule pensée, ou à un seul mot durant quelques instants.

 

« Une heure de paix, ce n’est pas si simple »

« Mais une « heure de paix », ce n’est pas si simple. Cela s’apprend. Il faudrait effacer de l’intérieur tout le petit fatras bassement humain, toutes les fioritures. Une petite tête comme la mienne est toujours bourrée d’inquiétudes pour rien du tout. Il y a aussi des sentiments et des pensées qui vous élèvent et vous libèrent, mais le fatras s’insinue partout. »                    Etty Hillesum Une vie bouleversée

 

Je vous dis à demain.                                                          Elisabeth

Étape 5

Relaxation spirituelle (5)

Alors tenons-nous le coup ?

Il y a notre vie quotidienne sur laquelle brille un soleil généreux. Deux solutions : soit nous nous réjouissons de ce soleil qui envahit la pièce (si nous ne sommes pas au nord), soit nous nous agaçons d’être confinés alors qu’il fait si beau… Quelle attitude adoptons-nous ?

Il y a notre relaxation. Y sommes-nous fidèles ? Peut-être est-ce un peu difficile de s’y mettre certains jours. Disons-nous alors que nous ne sommes pas seuls et que d’autres éprouvent sans doute la même lassitude ou flemme, que sais-je, mais soyons convaincus qu’il est important de ne pas laisser tomber. Personnellement, je m’y mets dès que je me lève, avant le petit-déjeuner,  car je sais que, sinon, je risque de ne pas prendre ce temps privilégié.

Les Exercices spirituels se pratiquent en général lors de retraites de cinq à trente jours, vous voyez que nous sommes donc dans les conditions presque idéales…

  • Un corps apaisé

Reprenons les 4 exercices très lentement. Si l’un d’entre eux ne nous convient pas, laissons-le de côté, répétons plutôt celui qui nous fait du bien. Pourquoi pas à un autre moment de la journée, par exemple avant de nous coucher ?

  • Ecouter le silence (voir relaxation 3)
  • La prière du corps (voir relaxation 4)

Je récite ensuite le « Notre Père » en joignant les gestes à la parole. J’improvise mes gestes, c’est une façon de vivifier ma récitation parfois mécanique du « Notre Père. »

 

  • Exercice spirituel n°5 : Dieu, ton compagnon

Aujourd’hui dès le matin :

Prends conscience que Dieu t’accompagne. En tout lieu comme à tout moment, il est ton compagnon.

C’est la réalité : il demeure toujours avec nous, partout, mais aujourd’hui tu vas le vivre consciemment.

 

Comme dit le Psaume 139, 1-7 :

« Seigneur, tu me sondes et me connais ;

Que je me lève ou m’assoie, tu le sais…

Que je marche ou me couche, tu le sens….

Où irai-je loin de ton esprit,

Où fuirai-je loin de ta face ? »

 

Dès maintenant, concentre-toi en présence de Dieu dans uneattitude de respect. Il t’est présent et pose sur toi un regard paisible et affectueux.

Essaye de rester en paix, un moment, sous ce regard, en silence. Si tu le désires, exprime-lui ce qu’il fait surgir en toi.

 

Dans la journée :

Comment  te sens-tu en évoquant ainsi le compagnonnage constant de Dieu ?

Y vois-tu un appui, une présence qui accompagne et qui libère ?

Ou une surveillance, une gêne qui contraint, un reproche ?

 

Le soir : Repasse tes impressions :

– Penser fréquemment à cette présence de Dieu t’a été facile, cela t’a fait du bien.

Si tu en sens le désir recommence demain et les jours suivants….

En attendant, rends grâce pour ce qui t’est arrivé aujourd’hui.

–  Ou bien ce souci de te rendre présent à Dieu t’a agacé. Pourquoi ?

Aurais-tu plutôt envie de lui faire des reproches ? Si c’est le cas, n’hésite pas, sa patience est prête à entendre ton mécontentement.

– Ou bien c’est toi-même qui te sens coupable à ses yeux ?

Fais-lui part de ce sentiment de culpabilité que tu éprouves. Correspond-il à quelque chose de vrai ou est-il sans fondement ?

S’il y a quelque chose dans ta vie qui devrait être changé, ne pourrais-tu pas commencer à le faire tout de suite, sans plus attendre ?

 Quelque chose t’en empêche-t-il ?

De toute façon, Dieu n’est pas un bourreau. Il te sollicite pour ton bien ; comme quelqu’un de bon qui t’offre son aide, « si tu veux ».

 

« Une salle de silence en moi »

« Toute la journée, je vais me tenir dans un coin de cette grande salle de silence qui est en moi. »

Etty Hillesum (Une vie bouleversée)

 

Belle journée et à demain !

Elisabeth

Étape 4

Relaxation (4)

   Comment allez-vous ce matin ? Matthieu, si j’ai bien compris, a eu du mal avec mes schémas « magnifiques », je crois qu’il les a joints en PDF sur le site de la paroisse. Je peux vous les envoyer directement par mail (en PDF). Si cela vous intéresse, écrivez-moi (elisabeth.desprets@numericable.fr) et je vous réponds. Vous pouvez vous débrouiller sans schémas  d’ailleurs ; l’important est de faire les mouvements très lentement, comptez jusqu’à 6, sans précipitation pour vous y aider. Quittons l’idée qu’il faut faire vite, prenons notre temps ! Et surtout adaptons les exercices à notre forme du jour. Ecoutons notre corps qui nous dit si tel exercice lui fait du bien ou non. Pour l’instant je n’en ajoute pas : essayons d’être pleinement dans le moment présent ; c’est l’essentiel.

  • Un corps apaisé (voir Relaxation 3)
  • Ecouter le silence (idem)
  • La Prière des gestes :

            – Je joins les mains devant ma poitrine : « Seigneur, je suis devant toi et en toi. »

– Je forme une coupe avec mes mains : « Aide-moi à accueillir tous les présents que je recevrai de toi aujourd’hui. »

– Je tends cette coupe devant moi : « Apprends-moi à donner ce que tu veux que je donne et à abandonner ce que tu veux que j’abandonne. »

– J’ouvre les bras : «  Mes tensions et mes contradictions, je les accepte, aide-moi à élargir mon horizon et à grandir. »

– Je lève les bras : « Seigneur, aide-moi à recevoir ton Amour, ta Joie, ta Paix. »

– Je laisse les mains descendre sur mon front, mon visage, mon corps : « Seigneur, viens m’habiter tout entier (e) de ta force, de ta paix et de ta tendresse. »

– Je joins à nouveau les mains devant la poitrine : «  Je m’incline devant toi, Seigneur : je te rends grâce pour ta présence en toute création et en particulier dans chacun des visages que je croiserai aujourd’hui. »

 

En résumé : Je suis présent(e), j’accueille, je donne, je m’ouvre, je demande, j’intériorise, je remercie….

 

Personnellement, je répète 3 fois cette prière en me concentrant sur chaque étape.

  • Exercice spirituel n°4 : Penser à Dieu

Dans les exercices précédents, nous n’avons pas fait référence à Dieu…

Prenons l’habitude de penser à lui à l’un ou l’autre moment du jour. Essayons aujourd’hui.

Prenons conscience de ce qui nous habite, lorsque nous pensons à Dieu.

Eprouvons-nous calme, dynamisme, joie ? Ou bien le ressentons-nous comme répressif et plein de reproches ?

Peut-être en voulons-nous à Dieu. Ou bien éprouvons-nous intérieurement quelque autre sentiment ?

Lors d’un moment de liberté, réfléchissons : nos réactions traduisent la manière dont nous nous représentons Dieu.

Est-il, pour nous, plein de bonté, débonnaire, indifférent ?

Est-il exigeant, réfrigérant, plein de reproches, ou même odieux ?

Disons-le à nous-même ou à quelqu’un de confiance.

Pourquoi ne pas le dire à Dieu lui-même, comme on parle à un ami ?

Demandons-nous si nous sommes heureux ou malheureux face à cette image ou cette idée que nous nous faisons de lui et que, peut-être, nous nous sommes forgées nous-même.

 

En fin de journée :

Revenons brièvement sur tout ce qui a précédé et, pour terminer, récitons lentement  le « Notre Père ».

 

J’espère que vous allez aussi bien que possible. Je vous laisse de nouveau en compagnie d’Etty Hillesum :

 

« Les gens sont parfois pour moi des maisons aux portes ouvertes. J’entre, j’erre à travers des couloirs, des pièces : dans chaque maison, l’aménagement est un peu différent, pourtant elles sont toutes semblables et l’on devrait pouvoir faire de chacune d’elles un sanctuaire pour toi, mon Dieu. Et je te le promets, je te le promets, mon Dieu, je te chercherai un logement et un toit dans le plus grand nombre de maisons possible. C’est une image amusante : je me mets en route pour te chercher un toit. Il y a tant de maisons inhabitées où je t’introduirai comme invité d’honneur. » (Une vie bouleversée)

 

Bonne journée !                                                             Elisabeth

Étape 3

(ICI vous trouverez le fichier en version PDF avec des dessins pour les exercices)

Relaxation spirituelle (3)

Bonjour ! Ce fut notre premier week-end de confinement. Comment nous sentons-nous ? Samedi matin, je me suis dit qu’il fallait que, d’une façon ou d’une autre, ces deux jours soient différents des autres. Comment faire ? Nous avons pu participer à la messe télévisée, ce dimanche, c’était aussi l’occasion de nous ouvrir aux autres religions en suivant les émissions qui leur sont consacrées. D’habitude, nous ne pouvons pas les regarder…. Autant voir le bon côté des choses ! Peut-être avons-nous amélioré nos repas,  peut-être nous sommes nous fait plaisir….

Nous nous retrouvons pour notre rencontre quotidienne. Comme annoncé en fin de semaine, je joins des schémas au descriptif des exercices de relaxation. Pardonnez ma maladresse, je chante juste mais je ne sais pas dessiner !

  • Un corps apaisé :

Ces exercices doivent vraiment être pratiqués avec beaucoup de lenteur : il ne s’agit pas de gymnastique mais de relaxation !

 

Exercice 1 :

Allongez-vous soit sur un tapis (c’est mieux mais il faut pouvoir se relever !), soit sur votre lit (Mettez éventuellement un petit coussin pour soutenir votre nuque (tout dépend de votre morphologie)) et repliez les jambes, les pieds posés sur le sol.

Ouvrez les bras en croix en inspirant profondément puis ramenez-les sur la poitrine en expirant. Recommencez lentement cet exercice à plusieurs reprises (6 fois par exemple).

 

 

NB : Pour vous aider à vous concentrer sur votre respiration, vous pouvez visualiser une fleur qui s’ouvre, lorsque vous inspirez, et une fleur qui se ferme, lorsque vous expirez. Vous pouvez aussi compter jusqu’à 5 lors de l’inspiration, puis 5 lors de l’expiration. Voyez ce qui est le mieux pour vous. Vous inspirez par le nez et soufflez par la bouche ou par le nez, à votre convenance…

 

Prenez ensuite un petit temps de répit, en allongeant les jambes,  pour sentir le bienfait de l’exercice.

 

 

–  Exercice 2 :

Allongé(e), tendez les bras vers le plafond en inspirant puis reposez les mains sur le ventre en expirant. Tendez ensuite les bras en arrière en inspirant et ramenez-les sur le ventre en expirant.  Recommencez lentement cet exercice 6 fois en vous concentrant sur votre souffle.

 

 

Essayez de sentir comme l’alternance entre la tension et la décontraction est bienfaisante.

Prenez un petit temps de répit en allongeant les jambes, pour savourer le calme qui vous habite.

Exercice 3 :

En gardant la position allongée, les jambes repliées, les pieds posés sur le sol, inspirez puis expirez en levant le bas du dos, en partant des lombaires et en soulevant progressivement les vertèbres, puis en gardant cette position (les épaules restent posées sur le sol), inspirez en plaçant les bras tendus derrière la tête.  Reposez ensuite les vertèbres en commençant par le haut du dos, en expirant et ramenez les bras en inspirant. Ce mouvement de va et vient est très détendant. Pratiquer cet exercice lentement entre 3 et 6 fois.

 

 

Savourez la détente en allongeant les jambes.

Exercice 4 :

Mettez-vous à quatre pattes, si cette position ne vous est pas inconfortable ; repérez les 3 positions possibles pour votre dos :

-dos neutre, dos creux (en creusant au niveau des omoplates) dos voûté (en rentrant le ventre)

Position de départ : dos neutre, vous inspirez. Puis vous serrez les omoplates en expirant. Vous revenez à la position initiale en inspirant et voûtez le dos en expirant.

Vous refaites plusieurs fois cet exercice qui mobilise votre dos en douceur mais efficacement.

  • Ecouter le silence

Rappel : Vous choisissez la position qui vous convient le mieux : assise en tailleur, le dos au mur  (sinon c’est très fatigant) ou sur une chaise, allongée, peu importe, il faut que vous vous entiez bien.

Vous respirez lentement  en essayant de vous concentrer sur votre respiration. L’objectif est d’éviter les pensées parasites, les idées négatives etc… Aidez-vous d’une image : la fleur qui s’ouvre et qui se ferme, une montagne,  un paysage qui vous est cher…

Ce matin, après un moment de vrai silence, j’ai continué en disant la prière du cœur :

En inspirant : « Seigneur Jésus, fils du Dieu vivant,

En expirant : « Prends pitié de moi pécheur ! »

Ce moment peut paraître long au départ mais il faut essayer de passer par là … Très brièvement d’abord, si c’est difficile, puis un peu plus longtemps au fur et à mesure. Cela me paraît essentiel car souvenez-vous de l’Exercice 2: « Sois prompt à écouteret lent à donner ta réponse. »

 

  • La prière du corps (voir relaxation 1)

La voilà la réponse !

Faisons les gestes lentement afin d’intérioriser ce qu’ils expriment.

 

  • Exercice spirituel n°3 : Tes regards

Le matin : Je veux prendre conscience, au cours de la journée, de l’usage que je fais de mes yeux.

Ainsi  allez-vous  vous questionner sur votre regard.

Ensuite, tandis que passent les heures :

Appréciez votre comportement. Comment regardez-vous ? Qui ou que regardez-vous ?

Il est vrai que nous n’avons peut-être personne à regarder aujourd’hui, si nous sommes confinés seuls chez nous. Mais c’est peut-être l’occasion de s’interroger sur la façon dont nous regardons habituellement notre entourage, notre environnement.

 

Plus tard : Suis-je paisible et heureux de mes regards ? Est-ce qu’ils m’ont pacifié, élargi ou au contraire perturbé ? N’ai-je pas honte de certains d’entre eux ?

Ces observations favorisent-elles des pensées ou des actions positives ?

Je peux aussi réfléchir au  temps que je passe devant la télévision, ou devant l’ordinateur, est-ce au détriment d’autre chose ? A celui de mes relations avec autrui ?

 

Dois-je changer quelque chose à ma manière de porter mon regard ? Dans quel sens ?

 

Je vous laisse en compagnie d’ Etty Hillesum, jeune juive qui, durant la 2ème guerre mondiale, est internée  au camp de Westerbork  puis à Auschwitz où elle meurt le 30 novembre 1943. Elle vit au cours de cette année d’internement un éveil spirituel extraordinaire. Je lui laisse la parole :

« Tout progresse selon un rythme profond propre à chacun de nous et l’on devrait apprendre aux gens à écouter et à respecter ce rythme : c’est ce qu’un être humain peut apprendre de plus important en cette vie. » Une vie bouleversée

A demain ?

Je vous souhaite une bonne journée. Elisabeth

 

 

 

Étape 2

Relaxation spirituelle (2)

Bonjour ! Cela me fait vraiment  plaisir de partager avec vous ce moment. N’hésitez pas à me contacter par mail, si vous le souhaitez. Je ne suis pas une spécialiste mais j’ai été guidée dans cette méthode par une ancienne collègue reconvertie et cette présence bienveillante à mes côtés m’a vraiment aidée.  Je pense que, si je tiens dans la durée, c’est grâce à elle. Et puis ce temps de confinement n’est-il pas l’occasion rêvée pour tenir une résolution qui, dans la vie courante, serait plus difficile à  mettre en œuvre ?

 

  • Un corps apaisé :

– Exercice 1 :

Allongez-vous soit sur un tapis (c’est mieux mais il faut pouvoir se relever !), soit sur votre lit. Mettez éventuellement un petit coussin pour soutenir votre nuque (tout dépend de votre morphologie) et repliez les jambes.

Ouvrez les bras en croix en inspirant profondément puis ramenez-les sur la poitrine en expirant. Recommencez lentement cet exercice à plusieurs reprises (6 fois par exemple).

 

Pour vous aider à vous concentrer sur votre respiration, vous pouvez visualiser une fleur qui s’ouvre, lorsque vous inspirez, et une fleur qui se ferme, lorsque vous expirez.

 

Prenez un petit temps de répit pour sentir le bienfait de l’exercice.

 

–  Exercice 2 :

Allongé(e), tendez les bras vers le plafond en inspirant puis reposez-les mains sur le ventre en expirant. Tendez ensuite les bras en arrière en inspirant et ramenez-les sur le ventre en expirant.  Recommencez lentement cet exercice 6 fois en vous concentrant sur votre souffle.

 

Essayez de sentir comme l’alternance entre la tension et la décontraction est bienfaisante.

Prenez un petit temps de répit pour savourer le calme qui vous habite.

 

  • Ecouter le silence (voir relaxation 1)

 

  • La prière du corps (voir relaxation 1)

 

 

  • Exercice spirituel n°2:

Selon votre tempérament :

– Si vous êtes taciturne et silencieux, savourez cette phrase de la Bible : « Une parole agréable multiplie les amis. » (Siracide 6,5)

Recueillez-vous un moment et nourrissez-vous de cette pensée.

 

Dans la journée, dites quelque chose d’utile ou d’agréable que, depuis longtemps, vous désirez dire, soit à un membre de votre famille, soit à un ami, un voisin. (Cela peut se faire par téléphone !)

Le soir, prenez conscience du retentissement en vous.  Êtes-vous heureux ou insatisfait ? Essayez de comprendre pourquoi. Comment m’y prendrai-je une autre fois ?

 

Si vous êtes plutôt bavard, goûtez cette phrase de la Bible : « Sois prompt à écouter et lent à donner ta réponse. » (Siracide 5, 11)

Recueillez-vous un moment et nourrissez-vous de cette pensée.

 

Dans la journée : gardez pour vous volontairement quelque chose qu’il n’est pas nécessaire de dire : ne pas rapporter une conversation entendue, ne pas se justifier si on vous fait un léger reproche, ne pas s’énerver contre un enfant bruyant etc….

 

Il pourrait se faire que vous restiez silencieux plusieurs fois aujourd’hui, sans effort et sans pour autant qu’on vous juge mécontent ou irrité.

 

Le soir, prenez conscience de votre réaction. Ce silence vous a-t-il fait du bien ? Avez-vous ainsi évité de faire tort à d’autres ou de créer un incident ?

 

En revoyant votre journée, réjouissez-vous si vous êtes parvenu à faire l’exercice et ne vous découragez pas, si cela a été difficile. L’important est d’y revenir….

 

   Personnellement, j’ai trouvé le premier exercice spirituel très facile mais le second fut redoutable car la grande bavarde que je suis, a découvert avec effroi le nombre de fois dans la journée où elle aurait pu se taire… Ce n’était pas acquis du tout mais au moins j’avais pris conscience des progrès à réaliser !

Je propose que, ce week-end, nous reprenions les Exercices spirituels 1 et 2, en insistant sur ce qui nous a paru plus difficile.

Refaisons, le matin,  la relaxation proposée aujourd’hui. Je vous ferai parvenir lundi des schémas  pour que vous compreniez bien les positions et complèterai les exercices. Je vous souhaite « d’écouter le silence » tout en sachant que nous sommes tous unis, encore plus en ce dimanche qui s’annonce.      Elisabeth

 

Étape 1

Bonjour à tous !

De 9 à 99 ans !

Ayant proposé à Matthieu, il y a deux jours, d’animer, sur le site de la paroisse, un temps de relaxation suivi d’un temps spirituel inspiré de la méthode des  Exercices spirituels de saint Ignace, je m’exécute aujourd’hui.

Pourquoi cette proposition ?

Voici 3 semaines que j’expérimente chaque matin  les bienfaits d’un moment que je m’accorde, au lever. Moment de calme tellement appréciable lorsque l’on vit une expérience singulière de confinement. J’ai envie de mettre à la portée de tous ce qui me fait tant de bien.

L’idée est la suivante : Notre  corps est le vecteur qui nous  conduit à notre intériorité.

  • Faisons l’expérience d’un corps apaisé, en pratiquant des exercices simples qui vont nous permettre de dénouer nos crispations, de respirer plus largement. A travers ces exercices, nous rechercherons l’ouverture. Nous pourrons, selon notre âge et notre forme, les pratiquer debout, assis, ou allongés.

L’objectif n’est pas la performance physique : il s’agit d’atteindre un état de décontraction et de réceptivité.

Comment cela peut-il se faire ?

En concentrant notre attention sur notre respiration, nous sentirons notre corps se détendre et notre esprit se délester d’inquiétudes et de soucis  peut-être particulièrement envahissants en ce moment. Je vous indiquerai dès demain quelques exercices.

 

  • Il sera plus facile ensuite de rester en silence pour accueillir la source qui est en nous…. Assis sur une chaise, en tailleur, allongé, continuons à respirer paisiblement en étant là tout simplement. Ecoutons le silence !

 

  • Une prière dans laquelle corps et esprit seront associés nous aidera à nous mettre en présence de Dieu : La prière des gestes

 

– Je joins les mains devant ma poitrine : « Seigneur, je suis devant toi et en toi. »

– Je forme une coupe avec mes mains : « Aide-moi à accueillir tous les présents que je recevrai de toi aujourd’hui. »

– Je tends cette coupe devant moi : « Apprends-moi à donner ce que tu veux que je donne et à abandonner ce que tu veux que j’abandonne. »

– J’ouvre les bras : «  Mes tensions et mes contradictions, je les accepte, aide-moi à élargir mon horizon et à grandir. »

– Je lève les bras : « Seigneur, aide-moi à recevoir ton Amour, ta Joie, ta Paix. »

– Je laisse les mains descendre sur mon front, mon visage, mon corps : « Seigneur, viens m’habiter tout entier (e) de ta force, de ta paix et de ta tendresse. »

– Je joins à nouveau les mains devant la poitrine : «  Je m’incline devant toi, Seigneur : je te rends grâce pour ta présence en toute création et en particulier dans chacun des visages que je croiserai aujourd’hui. »

 

En résumé : Je suis présent(e), j’accueille, je donne, je m’ouvre, je demande, j’intériorise, je remercie….

 

Là ma raison galope, je ne vais voir personne aujourd’hui, confiné(e) que je suis ! Mais ces visages, ils sont là, je pense à l’un ou l’autre qui est seul, lui aussi, et je lui envoie ta Paix. La communion des Saints, j’y crois très fort ! Et puis le téléphone, internet présentent quelques avantages tout de même !

 

  • Un exercice par jour à reprendre autant de fois que nous en éprouvons le besoin.

(Je m’inspire du petit livre  35 exercices spirituels selon Inigo de Loyola , écrit par le Jésuite Guy Jonquières. (Trente-cinq jours pour s’exercer à trouver Dieu en toutes choses))

Premier jour : Rends-toi attentif à une seule image ou à un seul sentiment ou à une seule pensée, ou à un seul mot durant quelques instants.

Par exemple attache-toi au visage d’une personne que tu aimes beaucoup, à une phrase ou un mot qui t’ont fait plaisir, à un souvenir que tu conserves très vivant.

Si cela t’est difficile, porte à la bouche quelque chose que tu aimes et au lieu de le dévorer, savoure-le consciemment durant quelques secondes. Ou porte à tes narines quelque chose qui dégage un riche parfum et hume-le avec attention…

Puis reviens vers une image intérieure, une parole ou une pensée.

Au cours de la journée, recommence deux ou trois fois l’exercice.

Ce soir, vérifie si tu as fait des essais répétés de ce premier exercice. Même si le résultat n’a pas été extraordinaire, couche-toi satisfait et disposé à recommencer et à poursuivre demain.

 

Chacun peut évidemment adapter ce temps à ce qu’il est. Ce qui me semble important, c’est la régularité. Je fais l’expérience qu’après trois semaines, je n’ai plus à me forcer pour « me retirer dans ma chambre », j’ai besoin de ce moment, je n’en suis pas encore à l’addiction tout de même ! Je crois qu’il est plus facile de le prendre dès le matin car ensuite nous risquons d’être pris par nos activités, même si nous vivons au ralenti en ces jours de confinement.

Je vous souhaite une bonne journée. Elisabeth (elisabeth.desprets@numericable.fr)

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